Pour aboutir à un livre« Le plus frappant est que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut,
par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris.
 »

Eric Hazan,
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016.



 

Samedi 10 décembre, 15 h
Rencontre avec Marc ANDRÉ autour de Femmes dévoilées – Des Algériennes en France à l’heure de la décolonisation, ENS éditions.

Femmes dévoiléesDepuis les années 1990 le voile cristallise les débats politiques sur l’identité nationale et livre des femmes musulmanes une image partielle. Cet ouvrage cherche à donner plus d’épaisseur à leur présence dans la société française en s’intéressant aux premières d’entre elles : les Algériennes venues au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Qui sont ces femmes ? Pourquoi traversent-elles la Méditerranée aux pires moments de la répression du nationalisme algérien ? Comment trouvent-elles leur place dans la société qui les entoure et leur rôle dans la guerre d’indépendance menée aussi en métropole ?

Grâce à une enquête orale approfondie, on les entend répondre à ces questions, on les découvre aussi au détour d’un fond photographique public ou privé, dans le secret des archives judiciaires et policières, administratives et médiatiques. Leur mémoire inspire une parole vive et permet aux archives de parler à leur tour.

On comprend alors l’histoire partagée qui les amène à prendre parti dans une guerre souvent fratricide, à s’attacher à l’Algérie naissante autant qu’à trouver la forme d’une intégration singulière, loin des débats actuels qui les méconnaissent obstinément. L’écriture de cette histoire résulte ainsi d’une écoute, d’une patience et d’une réflexion sur les outils, sur les méthodes aptes à rendre visible la matière complexe des parcours de ces Algériennes pendant cinquante ans, en s’efforçant d’en préserver la vie.

Discussion animée par Frédéric ABÉCASSIS, maître de conférences en histoire contemporaine à l’ENS de Lyon.


Mercredi 14 décembre, de 18 h 30 à Asli erdogan19 h 30

« Lire pour qu’elles soient libres… »
Rencontre-lecture en soutien à Asli ERDOGAN organisée par le Collectif de soutien à Pinar Selek.

Erdogan 4Erdogan 3Erdogan 2« Le collectif lyonnais de solidarité avec Pınar Selek s’associe à l’appel de Kedistan « Lire pour qu’elle soit libre ». Nous répondons ainsi à l’appel d’Asli Erdogan et des milliers d’autres femmes et hommes réprimé.es actuellement en Turquie. Nous n’oublions pas la responsabilité énorme de nos pays européens dans la situation qui a cours, entre passivité, « real politik » et double discours. »

Entrée libre



 

Samedi 14 janvier, 15 h
Rencontre avec Samir BOUMEDIENNE autour de l’ouvrage La colonisation du savoir, Une histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde, 1492-1750, éditions Des mondes à faire, 2016.

la-colonisation-du-savoirTabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.

Entrée libre


 

antiquipopJeudi 19 janvier 2017, 18 h
Nadège WOLFF (ENS Lyon) : « L’Antiquité dans l’univers du bodybuilding : une injonction à quelle(s) virilité(s) ? »

En partenariat avec l’association ANTIQUIPOP

 

 


 

Jeudi 26 janvier, 19 h
Rencontre avec les traducteurs de Vers la plus queer des insurrections de Fray BAROQUE et Tenan EANELLY, Libertalia, 2016.

vers_la_plus_queer_des_insurrectionsVers la plus queer des insurrections est la traduction en français de Queer Ultra Violence : Bash Back ! Anthology publié en 2011 par Ardent Press aux États-Unis, une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back !, né en 2007, compilée par Fray Baroque et Tegan Eanelli.
Les textes regroupés dans ce livre ont été écrits par une constellation d’individus et de groupes et adoptent une multitude d’approches : provocation, romantisme, nihilisme, détournements, réappropriation, références sans citations, humour, postures esthétiques…
Autant de stratégies pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l’intégration aux normes hétérosexuelles, l’usage des identités, l’attaque du christianisme puritain, l’action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l’esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme.

Des discours qui arrivent comme une bouffée d’oxygène, à l’heure où le manque d’une critique radicale des orientations politiques LGBT (assimilationnisme, nationalisme, apathie face au libéralisme, valorisation des politiques punitives…) est suffoquant.

Entrée libre


Samedi 28 janvier, 15 h

Rencontre avec Eyal SIVAN & Armelle LABORIE autour de Un boycott légitime, pour le BDS universitaire et culturel de l’État d’Israël, La Fabrique, 2016.

Un boycott légitime« Pour l’État d’Israël, la principale source d’exportation vers l’Occident n’est pas faite de mandarines ou d’avocats, ni même d’armement ou de systèmes sécuritaires ; l’essentiel, c’est la promotion d’une image, celle de l’ « énergie créative » pour tout ce qui touche à la culture, les produits israéliens comme la littérature, la musique, la danse, le cinéma, l’art, la gastronomie, la science et les technologies, l’architecture etc…

Or cette vitrine culturelle, comme le prestige international de l’université israélienne, masquent une tout autre réalité : les liens entre cette université et l’institution militaire, le rôle de l’université dans la recherche de nouveaux outils de combat et de renseignement, la discrimination des étudiants palestiniens, l’absence de protestation contre les guerres menées à Gaza… »

En partenariat avec les éditions La Fabrique, BDS-France, l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien.

Entrée libre


 

Mardi 31 janvier 2017, 19 h
Rencontre exceptionnelle avec Emmanuel DONGALA
autour de La Sonate À Bridgetower, roman à paraître le 4 janvier 2017 chez Actes sud.

En 1789 débarque à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, accompagné de son père qui le rêve en Mozart. Fils d’un Nègre de la Barbade et d’une Polonaise, élève de Haydn, le garçon démarre une carrière qui se poursuivra bientôt en Angleterre et l’amènera à devenir ami avec Beethoven qui lui écrira une de ses plus belles sonates. Un roman avec pour toile de fond la condition des Noirs qui mêle aux bouleversements politiques et sociaux suscités par les idées des Lumières ceux du monde de la musique et des sciences.

Photo de groupe au bordEmmanuel DONGALA a reçu le prix Lire du meilleur roman français 2010, le Prix Virilo 2010 et le Prix Ahmadou Kourouma 2011 pour Photo De Groupe Au Bord Du Fleuve (Babel), que nous vous recommandons chaudement.

Entrée libre

 

 


Vendredi 10 février, 19 h
Rencontre avec Michel CHRISTIAN, auteur de Camarades ou apparatchiks ? – Les communistes en RDA et en Tchécoslovaquie (1945-1989), PUF, 2016 et Paul BOULLAND, auteur de Des Vies En Rouge ; Militants, Cadres Et Dirigeants Du PCF, L’atelier, 2016.

Entrée libre


Samedi 11 février, 15 h
Découverte de la littérature africaine : l’oeuvre de Jean-Yves LOUDE.
Rencontre organisée par Do Massé France, ANAN Niger (Association des Nigériens et Amis du Niger en Rhône-Alpes et Auvergne) et APAL (les Amis de la Présence Africaine à Lyon), membres du collectif AFRICA50.

Entrée libre


Jeudi 16 février, 19 h
Présentation de la rentrée littéraire de janvier 2017 par vos libraires
Entrée libre


[Mardi 14 février, 19 h -DATE A CONFIRMER]
Rencontre avec Assia ZAINO autour de l’ouvrage Des hommes entre les murs. Comment la prison façonne la vie des Palestiniens. Préface de Julien Salingue, Agone, 2016.

Du rite de passage à l’âge adulte d’un jeune homme aux horaires de visite autour desquels s’organise l’emploi du temps d’une famille quelques années durant, la prison au centre de la vie quotidienne en territoire occupé. Que veux-tu que je te dise ? J’ai commencé à visiter les prisons en 1967, quand mon mari était détenu, et là, je suis encore dans la même situation. Il y a eu une période où tous mes fils étaient en prison, tous. Et moi, j’allais les voir dans trois prisons différentes : dans la même journée je faisais le tour de toute la Palestine pour les voir. Parfois je ne savais pas où ils étaient, ils avaient été transférés sans que je le sache. Un jour, je les ai cherchés dans toutes les prisons de Palestine sans les trouver. Avec la pluie et le soleil, moi je montais dans le bus et j’allais les voir, Mohammad dans la prison de al Khalil, puis Abu Ali, et enfin Sa’id à Adarim. C’était ça ma vie. Des allers et retours continus d’une prison à l’autre, d’un procès à l’autre. Et la nuit, j’étais seule avec moi-même. Depuis plusieurs années, le village palestinien de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, lutte contre l’occupation des terres par la colonie israélienne voisine – et fait face à une politique d’arrestations massives et constantes. Chaque famille ou presque a une « histoire de prison ». Des mois durant, Assia Zaino a partagé la vie et le combat des habitants du village, manifestant avec eux chaque semaine sous les yeux et parfois les tirs de l’armée israélienne. Anciens prisonniers et familles de détenus lui ont raconté la place centrale qu’occupe la prison dans leurs vies, à quel point elle imprègne et organise le quotidien des Palestiniens. Mais à travers ces rares percent aussi les tentatives individuelles de subvertir l’expérience de la détention et de redonner du sens aux sacrifices et aux traumatismes vécus.


 

[A venir en 2017]
Rencontre autour de On est toujours là ! Cinquièmes rencontres nationales des luttes des immigrations, Tahin Party, novembre 2016.

Ce livre est constitué des différentes interventions et débats qui se sont déroulés lors des 5e Rencontres nationales des luttes des immigrations, à Saint-Étienne les 18 et 19 avril 2015.

Le FroMise en page 1nt uni des immigrations et des quartiers populaires 42, organisateur de ces rencontres, a porté un moment fort d’échanges et de débats tant sur lʼanalyse de la situation politique que sur les stratégies à adopter pour construire un mouvement national des classes et quartiers populaires.
L’objectif de ces rencontres était de donner la parole aux premières personnes concernées et de porter les luttes anti-racistes, anti-coloniales et anti-impériales. À travers les voix des différentes personnes présentes à ces rencontres, ces textes dressent un état des lieux des luttes d’aujourd’hui en France dans la sphère des immigrations et des quartiers populaires.

Mêlant interventions des invité-e-s ainsi que des participant-e-s, rappels historiques et analyses des différents systèmes d’oppression, c’est un livre précieux à lire, à relire et à faire passer autour de soi

Entrée libre


 

[A venir en 2017]
Rencontre avec TIAN et Marie DESPLECHIN, pour leur livre Sothik, École des loisirs, sept. 2016

sothikSothik est né en 1967 dans un Cambodge en pleine tourmente. Il a trois ans quand la guerre civile fait rage, huit ans quand les Khmers rouges prennent le pouvoir. Du jour au lendemain, tout change. L’argent est aboli, les livres sont détruits, la religion interdite, la propriété privée n’existe plus. Sothik et sa famille doivent quitter leur maison en laissant tout derrière eux et prouver sans cesse leur obéissance au nouveau régime. Mais cela ne suffit pas ! Les Khmers rouges décident brutalement d’enlever les enfants à leurs parents afin de mieux les éduquer. Sothik rejoint un groupe d’enfants de son âge. La famille n’existe plus, la terreur et la famine s’installent…


[A VENIR]
Rencontre avec les auteurs de la nouvelle édition de l’Atlas du Liban, publiée par l’IFPO.


 

10-12 mars 2017
FÊTE DU LIVRE DE BRON : trois jours de débats, dialogues d’auteurs, lectures… avec les grands noms et les découvertes de la littérature d’aujourd’hui.
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