Pour aboutir à un livre« Le plus frappant es mat que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut, par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris. »

Eric Hazan
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016


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[Partenariat hors les murs]
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Mardi 19 mars, 18h
 A L’Amicale du futur, 31 rue Sébastien Gryphe
 .
Rencontre avec Grégoire CHAMAYOU autour de son dernier livre La société ingouvernable aux éditions La Fabrique.
 .
Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n’est pas animé d’une « phobie d’État » unilatérale. Les stratégies déployées pour conjurer les crises successives convergent bien plutôt vers un libéralisme autoritaire où la libéralisation de la société suppose une verticalisation du pouvoir. Un « État fort » pour une « économie libre ».
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Entrée libre
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Mercredi 20 mars, 19 h

Rencontre avec Driss KSIKES autour de son récit Au détroit d’Averroès aux éditions Fayard.

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Ibn Rochd ou Averroès ? Deux noms pour un même homme entré dans la légende et devenu malgré lui un personnage de fiction et surtout un objet de fantasmes. Personnage romanesque et cinématographique (on se rappellera L’Aleph de Luis Borges ou Le Destin de Youssef Chahine), il cristallise les passions et les défiances car il est à la fois voleur de feu et gardien vigilent de la foi. Ibn Rochd en « Orient », Averroès en « Occident », ce philosophe du XIIe siècle, tantôt idolâtré et souvent controversé, se trouvait au centre d’une querelle qui opposait la raison et la foi.

Driss Ksikes choisit de convoquer cette figure universelle et complexe pour interroger les logiques de transmission et de patrimonialisation. Le rôle de l’intellectuel ou du savant, sont au cœur d’un questionnement politique toujours, et aujourd’hui plus que jamais, d’actualité.

Driss Ksikes est écrivain et dramaturge. Il est chercheur en média et culture et dirige le centre de recherche Economia HEM Research Center et la Fondation HEM depuis 2007. Il vit et travaille à Rabat.

Rencontre Animée par Malika BENARAB ATTOU et Touriya FILI-TULLON

                                         & organisée par Coup de soleil en Rhône-Alpes

Entrée libre


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Du 20 au 24 mars, la librairie est partenaire du festival européen latin grec. La 13e édition du festival fête L’Iliade !

Un festival entièrement dédié à la littérature et à la culture antiques : c’est ce que propose le Festival Européen Latin Grec, dans l’objectif de rassembler autour des textes fondateurs aussi bien les spécialistes de l’Antiquité que le grand public. Les plus jeunes ne sont pas oubliés, avec un programme spécifique organisé sur le temps scolaire. Partir du texte donc, pour créer des événements culturels où chacun pourra à sa mesure aborder ou approfondir les grands auteurs : une vraie gageure, dont le succès s’accroît d’année en année grâce à des expériences participatives ouvertes à tous.

Pour consulter le programme : http://festival-latingrec.eu/


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[Partenariat hors les murs]

Vendredi 22 mars, 19h à l’Amicale du futur

Rencontre avec Pinar SELEK et Guillaume GAMBLIN autour du livre L’Insolente, aux éditions Cambourakis

Lorsque Pinar Selek rencontre le célèbre journaliste arménien de Turquie Hrant Dink, qui sera assassiné en 2007, celui-ci la surnomme affectueusement « L’insolente ». Il avait raison : elle est insolente, partout, en Turquie, en France. Sociologue, écrivaine, militante antimilitariste, féministe et libertaire, Pinar Selek est surtout connue en raison de la répression dont elle est victime depuis plus de 20 ans de la part de la justice turque.

Dans ce livre, elle revient sur son parcours, son enfance, ses combats auprès des opprimées : avec les enfants des rues d’Istanbul, les prostituées, les Kurdes, les Arméniennes. Elle raconte la torture et la prison, mais aussi la création d’un atelier des artistes de rue, d’une coopérative féministe ou d’une plateforme d’écologie sociale. Aujourd’hui exilée en France, elle poursuit ses recherches universitaires, mais elle continue avant tout son combat pour décloisonner les luttes et ouvrir des voies créatives vers une autre société.

Guillaume Gamblin, qu’elle a connu à Lyon dans le milieu alternatif et qui est devenu son ami, nous invite, à partir d’entretiens, à rencontrer cette « femme aux mille vies » à l’énergie contagieuse.

Soirée organisée par la revue Silence

Entrée libre


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[Partenariat hors les murs]

Vendredi 22 mars, 20h à la Maison des Passages

Rencontre-débat avec BOUBACAR BORIS DIOP, écrivain

La Francophonie : perpétuation du pacte colonial ou instrument de domination linguistique ?

L’imposition de la langue française comme unique langue d’enseignement et d’administration dans des pays où seule une petite minorité en possède la maîtrise pose problème. Mais aborder le problème de la francophonie en Afrique est une opération délicate dans la mesure où ce mot a des résonances extrêmement différentes et suscite des réactions contradictoires auprès de bon nombre d’Africains, inquiets que l’hégémonie culturelle française continue d’être une entrave au développement d’une pensée africaine.

Contact & réservations : 04 78 42 19 04 // maisondespassages[@]orange.fr


Samedi 23 mars, 15 h

Rencontre avec Jean DESFOND autour de l’ouvrage Corbacabana – Écrivain public en prison aux éditions Du Panthéon.

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Être écrivain public bénévole en centre pénitentiaire bouleverse l’angle de vue sur les personnes détenues : c’est rencontrer l’humain plutôt que le délinquant ou le criminel. Ce qui se déroule derrière les murs d’une prison demeure, pour la plupart d’entre nous, mal connu voire fantasmé. Au travers de 57 portraits, ce témoignage nous donne à entendre le bouillonnement des voix et des appels qui résonnent derrière les grilles. Dérangeant et nécessaire. Après une carrière sociale qu’il a achevée en tant que dirigeant d’un centre d’accueil pour SDF, Jean Desfonds choisit, en parallèle d’une activité de correspondant de presse, d’exercer celle d’écrivain public en prison.

 

Entrée libre

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[Partenariat hors les murs]

Samedi 23 mars, 15h à la Bibliothèque de la Part-Dieu

Conférence gesticulée : « Nos ancêtres les migrants » de Gérard NOIRIEL

Cette conférence reprend, sous une forme ludique et condensée, les analyses développées par Gérard Noiriel dans son dernier ouvrage « Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours » (Agone, 2018).

Le but de cette conférence est de rappeler que les migrations ont été une dimension essentielle de notre histoire commune, un facteur fondamental dans le progrès des civilisations. La population française a été constamment renouvelée depuis l’Antiquité par l’arrivée de migrants. Ces nouveaux venus ont souvent été victimes de discriminations, mais ceux qui sont restés ont fini par se fondre dans le « creuset français ». La conférence accorde aussi une place importante aux bouleversements qui se sont produits au XXe siècle en raison de la « nationalisation » des sociétés : le durcissement des frontières, les papiers d’identité, la montée des discours xénophobes et racistes ont rendu plus difficile la situation des migrants, comme le montre, hélas, notre actualité. La conférence fait passer des connaissances de façon ludique avec des dialogues, du jeu, des marionnettes, des chansons, l’utilisation d’images d’archives.

Entrée libre dans la limite des places disponibles


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[Partenariat hors les murs]

Jeudi 28 mars de 17h à 19h à la Bibliothèque Diderot de Lyon

Rencontre avec l’écrivaine Marie COSNAY organisée et animée par le laboratoire Junior Chercheur.e.s de voix, collecte, écriture et représentation des voix des autres.

Écrivaine, traductrice et citoyenne engagée, Marie Cosnay viendra parler de son écriture qui, depuis ses premiers textes, se nourrit des voix des autres. La rencontre sera animée par le laboratoire junior « En quête de voix » qui étudie les pratiques contemporaines de collecte, d’écriture et de représentation des voix des autres dans la littérature et dans les sciences humaines et sociales. Ce rendez-vous avec une grande lectrice et traductrice des textes antiques (traduction des Métamorphoses d’Ovide en 2017), militante impliquée dans l’accueil des étrangers sur le territoire français, sera l’occasion d’explorer les modes d’engagement de l’écrivain contemporain dans la cité, entre porte-voix et témoin sensible de son temps.

Entrée libre


Samedi 30 mars, 15 h

Rencontre avec Alain RUSCIO à l’occasion de la parution de l’ouvrage Les communistes et l’Algérie – Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 aux éditions La Découverte.

C9782348036484’est un paradoxe : l’histoire du communisme reste aujourd’hui encore, alors que ce mouvement n’a plus dans la vie politique ni le poids ni la force d’attraction d’antan, un objet de controverses à nul autre pareil, en « pour » et en « contre ». Cet état d’esprit atteint un paroxysme lorsqu’il s’agit d’évoquer les actions et analyses du communisme – français et algérien – face à la question coloniale en Algérie, des origines dans les années 1920 à la guerre d’indépendance (1954-1962). Et s’il était temps, écrit Alain Ruscio, de sortir des invectives ?

C’est l’ambition de cette somme exceptionnelle, qui propose une plongée dans les méandres – le mot s’impose – des politiques communistes des deux côtés de la Méditerranée (PCF et PCA) durant plus de quatre décennies. Des tout premiers temps, lorsque le jeune parti commençait à s’affirmer et tentait de briser le consensus colonial, aux tempêtes de la guerre d’Algérie, en passant par les espoirs et illusions du Front populaire. Les relations avec le nationalisme algérien, qui ne furent jamais simples, sont finement analysées, avec le récit d’un grand nombre d’épisodes ignorés ou mal connus et l’évocation de parcours de multiples acteurs, qui donne chair à cette saga.

Novateur, l’ouvrage d’Alain Ruscio ne l’est pas seulement par son esprit. L’historien a utilisé tous les fonds d’archives spécialisés, dont ceux du PCF, désormais accessibles, révélant des documents totalement nouveaux. On découvrira, au fil des pages, non pas une ligne politique, mais une succession, et parfois une cohabitation, de logiques et de pratiques.

Rencontre animée par Alain BUJARD
En partenariat avec L’improbable

Entrée libre


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Samedi 30 mars, de 14h30 à 17h à la bibliothèque de la Part-Dieu

Rencontre avec Karima LAZALI autour de l’ouvrage Le trauma colonial aux éditions La Découverte.

Dans son nouveau livre, « Le trauma colonial : une enquête sur les effets psychiques et politiques contemporains de l’oppression coloniale en Algérie », Karima Lazali restitue les résultats de la singulière enquête qu’elle a menée sur ce que la colonisation française a fait à la société algérienne.

Psychologue clinicienne et psychanalyste, Karima Lazali exerce à la fois à Paris depuis 2002 et à Alger depuis 2006. Elle est également l’auteure de La parole oubliée publié aux éditions Eres en 2015.

Conférence animée par Marc André (historien, maître de conférences en histoire contemporaine, Rouen), Denise Brahimi (professeur de littérature comparée, Alger, Paris) et Fafia Djardem (psychiatre, psychanalyste, Lyon).

Entrée libre dans la limite des places disponibles


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[Partenariat hors les murs]

Du 1e au 14avril à Chaponost, Festival culturel et solidaire VENTS DU MONDE

Tous les deux ans, les « Vents du Monde » soufflent sur la commune de Chaponost (69). En un temps où l’autre, l’étranger est souvent chargé de maux et des peurs de notre société, le festival « Vents du Monde » veut faire (re)découvrir à chacun qu’avant toute chose, on s’enrichit de nos différences.

Culturelle et solidaire, cette manifestation animée par un collectif de 10 associations chaponoises, organisée avec le soutien de la municipalité de Chaponost, nous invite à la découverte et à la rencontre des habitants et des cultures du monde. Du Burkina Faso au Bénin en passant par la Guinée Conakry, du Sénégal au Népal, de nombreuses manifestations ont lieu sur deux semaines de festivités, pour sensibiliser petits et grands à l’ouverture culturelle et à la solidarité internationale.

Le café littéraire recevra les auteurs Yves PINGUILLY et Adrienne YABOUZA. Une sélection de livres autour de la thématique de la route sera également présente.

Animations, expositions, marché du monde, ciné-débats, conférences, contes, danses, musiques du monde… Retrouvez toutes les précisions et les contenus sur cette page.


Mardi 2 avril, 19 h

Rencontre avec Alberto PRUNETTI autour de l’ouvrage Amianto, Une histoire ouvrière aux éditions Agone.

couv_3131« C’est un travail dangereux de souder à quelques centimètres d’une cuve de pétrole. Une seule étincelle est capable d’amorcer une bombe qui peut emporter une raffinerie. C’est pour cela qu’on vous dit d’utiliser cette bâche gris sale, qui résiste aux températures élevées car elle est produite avec une substance légère et indestructible : l’amiante. Avec elle, les étincelles restent prisonnières et vous, vous restez prisonnier avec elles, et sous la bâche en amiante, vous respirez les substances libérées par la fusion de l’électrode. Une seule fibre d’amiante et dans vingt ans vous êtes mort. »

Alberto Prunetti raconte l’histoire de son père, Renato, né en 1945 à Livourne. Soudeur dans les raffineries et les aciéries italiennes depuis l’âge de quatorze ans, Renato s’empoisonne lentement au travail : il respire de l’essence, le plomb lui entre dans les os, le titane lui bouche les pores de la peau, et finalement, une fibre d’amiante se glisse dans ses poumons. Il meurt à 59 ans, après plusieurs années passées à l’hôpital.

En contrepoint de ce récit tragique, l’auteur rapporte ses souvenirs d’enfance, entre parties de foot et bagarres, et décrit une époque, sa musique, ses dialectes, ses grands événements sportifs – dans cette Toscane ouvrière où les années 1970 furent une décennie de luttes sociales, avant que les restructurations des années 1980 n’y mettent bon ordre.

L’opposition entre le père, parfait représentant de l’idéologie stalinienne du travail, et le fils qui incarne très vite la figure du précaire, n’empêche pas que s’exprime le profond amour qui les lie, teinté d’agacement et d’amusement avant que la maladie ne s’installe. L’humour constant, la délicatesse des sentiments, l’érudition historique et technique se mêlent dans ce récit.

En partenariat avec L’Espace Pandora et avec la traduction de Marie Causse

Entrée libre


Jeudi 4 avril, 19 h

Rencontre avec Mehdi CHAREF autour de l’ouvrage Rue des pâquerettes aux éditions Hors d’atteinte.

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Auteur notamment du Thé au harem d’Archi Ahmed (1983), Mehdi Charef, qui a publié trois autres romans et réalisé onze films, retrouve ici l’écriture après treize ans d’interruption. Dans Rue des Pâquerettes, il revient sur son arrivée en France en 1962. Il y raconte l’absurdité de l’exil, la boue du bidonville et les silences rentrés ; mais aussi la soif de mots d’un enfant avide de raconter ce qu’il comprend du monde qui l’entoure.

En partenariat avec
Coup de Soleil en Rhône-Alpes

Rencontre animée par
Denise BRAHIMI

Entrée libre


Samedi 6 avril, 15 h

Rencontre avec Ugo PALHETA autour de La possibilité du fascisme – France, la trajectoire du désastre aux éditions La Découverte.

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Mouvement réactionnaire de masse contre l’égalité des droits ; migrants enlevés, tabassés et laissés pour mort par des milices à Calais ; large diffusion de thèses réactionnaires, xénophobes et islamophobes ; intensification du quadrillage répressif des quartiers populaires et violences policières impunies ; manifestations interdites et criminalisation croissante de toute contestation ; scores inégalés du Front national à toutes les élections depuis 2012. Sous des formes disparates et encore embryonnaires, mais dont la seule énumération dit le pourrissement actuel de la politique, c’est le fascisme qui fait retour.

Et celui-ci s’annonce non comme une hypothèse abstraite mais comme une possibilité concrète. Pourtant, la possibilité du fascisme est généralement balayée d’un revers de main par les commentateurs : comment la République française, patrie autoproclamée des droits de l’homme, pourrait-elle engendrer le monstre fasciste ? La France ne s’est-elle pas montrée « allergique » au fascisme tout au long du XXe siècle, comme le prétendent certains historiens français ? Le Front national n’a-t-il pas renoncé au projet ultranationaliste, raciste et autoritaire qui le caractérisait depuis sa création ? N’assiste-t-on pas au renouveau du capitalisme français sous les auspices d’un jeune président réalisant enfin les « réformes » prétendument nécessaires ?
C’est à démonter ces fausses évidences que s’attache ce livre, scrutant ainsi la trajectoire d’un désastre possible, enraciné dans la triple offensive – néolibérale, autoritaire et raciste – dont Emmanuel Macron est la parfaite incarnation, mais un désastre résistible, pour peu que le danger soit reconnu à temps et qu’émerge un nouvel antifascisme, capable de mener de front le combat contre l’extrême droite et celui contre les politiques destructrices qui favorisent son ascension.

Entrée libre


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Samedi 6 avril

La librairie sera partenaire de la
7e édition de la Bourse aux Livres
de l’Ecole Jean Macé – Marc Bloch, 87 rue Chevreul, Lyon 7e

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Samedi 13 avril, 15 h

Rencontre avec Richard TOE & Christiane RAY autour de Yombé, un ouvrier du Mali postcolonial paru aux éditions l’Harmattan.

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Ces entretiens font revivre, à travers un destin singulier, le combat des Maliens pour prendre en main l’avenir de leur pays en s’appuyant sur les connaissances techniques des ouvriers, l’utilisation de la langue nationale, la confiance dans les savoirs traditionnels. Yombé Richard Toé est né « vers 1940″ au Soudan (le Mali actuel), dans l’ancien empire colonial français. Il a environ 16 ans lorsqu’il décide – après avoir changé de religion et de prénom – de continuer sa scolarité dans un centre technique à Bamako alors que le pouvoir colonial français ne favorisait pas la formation des jeunes Africains.

Son séjour de quelques années en France lui permet d’améliorer ses connaissances aussi bien techniques qu’idéologiques, mais est brusquement interrompu par son expulsion en mai 68. Il mène ensuite son combat au Mali, sans jamais chercher à accéder à des postes de pouvoir mais en mettant ses compétences au service de l’indépendance technologique et de la construction démocratique du pays. Il sera le premier responsable malien d’une usine d’égrenage de coton.

Actuellement, à près de 80 ans, il fait partie de plusieurs associations et s’investit dans la diffusion du n’ko, système de transcription des langues mandingues en Afrique de l’Ouest. Au cours de 36 entretiens avec Christiane Ray, enseignante retraitée, avec qui il est ami depuis plus de 50 ans, il évoque les grandes étapes de son parcours, sa participation à la vie politique et économique du Mali, ses intérêts de toutes sortes.

Rencontre animée par Mandiou Traoré
de l’Association des étudiants et stagiaires maliens de Lyon

Entrée libre


Samedi 27 avril, 15 h

Rencontre avec Hélène CHAUMET à l’occasion de la parution, aux éditions Mardaga, de Cancer du sein et de l’ovaire ; une histoire de famille ?

Malgré les avancées de la recherche et de la prise en charge, le cancer continue à représenter une menace, voire une fatalité. Ce double sentiment, qui pèse sur certaines familles dans lesquelles les femmes sont atteintes du cancer du sein ou de l’ovaire sur plusieurs générations, finit par générer une angoisse difficilement supportable. Dans ce contexte inquiétant, un test génétique a récemment été mis au devant de la scène, le test BRCA.
Celui-ci permet de déterminer si cette succession de cancers est due à une altération des gènes. Dans cet ouvrage, qui vise un public le plus large possible, Hélène Chaumet aborde un cancer particulier, avec ses retentissements spécifiques, à la fois physiques et psychologiques, et l’analyse génétique qui lui est associée. Ce faisant, elle souhaite faire connaître les consultations d’oncogénétique afin de les rendre moins dramatiques et angoissantes.

Rencontre animée par Danielle DUFOUR, psychologue clinicienne

Entrée libre


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[Partenariat hors les murs]

Mardi 23 avril, 19h

A l’Amicale du Futur, 31 rue Sébastien Gryphe

La librairie Terre des Livres, L’Amicale du Futur et le Festival Les Intergalactiques s’associent pour organiser une soirée de discussion autour de l’oeuvre de l’écrivain Patrick K. DEWDNEY :

« Repolitiser nos imaginaires, faire rêver nos luttes. »

L’oeuvre de Patrick K. Dewdney est une oeuvre atypique en Fantasy, car elle est traversée par des préoccupations sociales et des messages politiques forts. La construction d’un monde imaginaire est prétexte à questionner le notre, et Patrick Dewdney ne s’en prive pas.

Entrée libre


Jeudi 25 avril, 19 h

Rencontre – débat avec Olivier NEVEUX autour de l’ouvrage Contre le théâtre politique aux éditions La Fabrique.

FAB_11x16_8_NEVEUX_2019_EXEUn impératif politique pèse sur le théâtre public contemporain. Il est sommé de créer du « vivre ensemble » et de parler du monde. Le théâtre doit s’impliquer dans la réalité, la documenter voire la critiquer.

Ce livre s’intéresse à la multiplication de ces spectacles citoyens ou engagés. Il tente d’en cerner les enjeux et, par là, de réfléchir au statut et au devenir de l’art par gros temps néolibéral. Non pas que la politique serait préjudiciable au théâtre ; Olivier Neveux prend le parti inverse : celui de la rencontre possiblement fructueuse des deux. « Contre le théâtre politique » signifie contre ce qui neutralise le théâtre et la politique dans le conformisme de leur alliance.

L’ouvrage saisit l’occasion de spectacles contemporains, mais aussi l’histoire, pour réfléchir à la possibilité qu’ont les œuvres de porter quelques coups à la réalité de la domination tout autant qu’à la domination de la réalité. Des coups incomparables, propres à ce que seul le théâtre permet.

Entrée libre


Samedi 4 mai, 15 h

Rencontre avec Héla OUARDI autour de l’ouvrage Les Califes maudits aux éditions Albin Michel.

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L’écrivaine et professeure de littérature et de civilisation françaises à l’université de Tunis, Héla Ouardi vient de publier son nouveau livre, La déchirure, premier ouvrage d’une série historique consacrée aux quatre premiers califes de l’islam, Les Califes maudits, aux éditions Albin Michel.

A la suite de l’intérêt suscité par son précédent livre, « Les Derniers Jours de Muhammad », Héla Ouardi est allée creuser dans les replis des sources les plus classiques pour reconstituer cette histoire secrète. C’est dire que ce livre brise l’imaginaire musulman qui a tendance à présenter l’époque des califes comme un temps idyllique. Un premier volume intitulé « La déchirure » retrace les trahisons, les pactes secrets, la corruption et les menaces de mort des premiers compagnons du prophète pour s’emparer du pouvoir.

Les acteurs sont tous des figures emblématiques de l’islam naissant : Abû Bakr, le plus proche Compagnon, ‘Umar, son second impétueux et violent, ‘Alî, le gendre bien-aimé, Fâtima, la fille chérie au destin funeste, qui lancera une terrible malédiction à ses spoliateurs, les futurs premiers califes.

Rencontre animée par Mouloud HADDAK

En partenariat avec Coup de Soleil en Rhône-Alpes et FORSEM

Entrée libre


Jeudi 9 mai, 19 h [A confirmer]

Rencontre avec Juan BRANCO autour de Crépuscule ; chroniques d’un effondrement, éditions Au diable vauvert.


Vendredi 17 mai, 19 h

Rencontre avec Silvia FEDERICI autour de l’ouvrage Le capitalisme patriarcal aux éditions La Fabrique.

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Silvia Federici, dont le nom a déjà un fort écho en France depuis le succès du volumineux Caliban et la sorcière (Entremonde, 2014) propose ici une lecture inédite des rapports sociaux de domination, en faisant le choix de décentrer le regard par rapport aux domaines traditionnels de la critique sociale, à savoir le salariat et l’économie marchande.

Bien informée par sa grande fresque historique de la chasse aux sorcières à l’aube du capitalisme, Federici voit dans la famille et le contrôle de la sexualité, de la natalité, de l’hygiène et des populations surnuméraires (exclus, migrants et migrantes), la véritable infrastructure de la sphère productive. Comment en effet faire tourner les usines sans les travailleurs bien vivants, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage?

Loin de se cantonner à donner à voir le travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société (sexualité, procréation, affectivité, éducation, domesticité) et historicise les initiatives disciplinaires des élites occidentales à l’égard des capacités reproductrices des hommes et des femmes. De ce fait, la lutte contre le sexisme n’exige pas tant l’égalité salariale entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d’une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation, ce qui ne va pas sans la fin du capitalisme et de la production privée – production et reproduction étant irréductiblement enchâssées.

Ce livre constitue un essai court et percutant qui propose une lecture féministe, critique et exigeante de Marx, sans aucun prérequis en philosophie ou sciences économiques; cet essai permet en outre de saisir avec rigueur la scansion historique du capitalisme patriarcal, ou encore les débats au sein du mouvement ouvrier sur l’horizon stratégique du féminisme.

En partenariat avec l’association Table rase

Entrée libre


Samedi 18 mai, 14h30

Atelier d’écriture : Désarmer les Masculinités

Durée: 3 heures

En mixité / Sur inscription (10 places) / Prix Libre
A travers différents jeux et exercices d’écritures, ils s’agira de fouiller en soi pour faire advenir des questions et des inquiétudes, se mettre face aux souvenirs et aux mensonges, interroger les normes contre ou avec lesquelles nous nous sommes construit-es.

Lucas Ottin et Marguerin Le Louvier sont deux auteurs de textes poétiques et politiques qui abordent chacun et à leur manière le thème des masculinités.

En février, ils ont effectué une tournée de lectures publiques et d’ateliers d’écriture en France et en Belgique afin de constituer sur leur route un arsenal de désarmement de la virilité par l’écrit. Dans la lignée de l’éducation populaire, la tournée « Nos Armes à Deux Balles » devait permettre à des groupes différents – communautaires, affinitaires ou totalement hasardeux – de pointer ensemble les armes et les outils mis en place par la domination masculine pour se reproduire et se conserver.

C’est quoi être un homme ?
Est-ce qu’on peut refuser d’être un homme ? Comment arrêter d’être un homme ?
Quelle différence tu fais entre un homme et un garçon ?
Entre masculinité, virilité, domination masculine, machisme… ?
Entre sexe et genre ?
C’est quoi une masculinité sans hommes?
Une masculinité non toxique?
Est ce qu’être en marge de la masculinité dominante empêche de participer à la domination masculine?
A quel moment les pédés ne sont pas des hommes et à quels moments ils le sont ?


Jeudi 23 mai, 19 h

Rencontre avec Mathias REYMOND à l’occasion de la parution de l’ouvrage « Au nom de la démocratie, votez bien ! – Retour sur le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2017 aux éditions Agone.

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Les médias ont orchestré l’essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.

En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l’agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes, on l’a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.

S’ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l’ordre médiatique de l’entre-deux-tours eut pour fonction d’effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien !

Entrée libre

 


[date à confirmer] Samedi 25 mai, 15h

Rencontre avec Mohamed AMARA à l’occasion de la parution de l’ouvrage Marchands d’angoisse – Le Mali tel qu’il est est, tel qu’il pourrait être aux éditions Grandvaux.

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Le Mali agonise, tiraillé entre l’image fictive de « belle démocratie » des années 1990 et la situation cauchemar­desque actuelle : narcoterrorisme au quotidien, inégalités sociales grandissantes et injustices prégnantes. Pendant ce temps, les angoisses des populations se développent et deviennent le terreau de violences exacerbées : angoisse de la pensée unique, angoisse des conflits intercommunautaires, angoisse de la pauvreté, angoisse de la pression sociale, angoisse d’un État dominant et écrasant, angoisse des élites corrompues et des citoyens corruptibles.

Mohamed Amara, en tant que sociologue et enfant du pays, envisage des solutions.

Entrée libre

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Jeudi 6 juin, 19 h

Jean-Luc Vilmouth

A VENDRE ! PROLÉTAIRES ! BEAUCOUP SERVI.

Lectures à voix haute – 45 minutes.

 Il existe une conséquente littérature sociale qui témoigne de la fascination, de l’effroi, de l’inquiétude que le monde des ouvriers et des employés provoque chez les écrivains d’hier et d’aujourd’hui.

C’est de ce matériau riche que nous* avons tiré chansons, poèmes, satires, slogans et proses.Les mots de Lydie Salvayre, Jean-Pierre Simeon, Tommaso di Ciaula, Marie-Hélène Lafon, Thierry Metz, Magali Mougel, Georges Perec, Charles Bukoswki, Charles Pennequin, Marlène Tissot, Julien Prévieux et de plus anonymes disent la fatigue, la révolte, l’absurdité, la joie désespérée d’une classe sociale.

*Nous, Sylviane Crouzet, Danielle Dufour, Joëlle Guidez, Jean-Marie Guidez et Giuseppe Lucatelli, sommes réunis en club des 5, amateurs et pratiquants de la chose littéraire, observateurs et acteurs des mouvements sociaux.

Entrée libre


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