Pour aboutir à un livre« Le plus frappant est que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut,
par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris.
 »

Eric Hazan
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016


A titre exceptionnel, nous relayons l’appel
Des citoyen·ne·s mettent en œuvre le 7ème arrondissement de Lyon 


Mardi 9 octobre, 19 h

Rencontre-débat autour de l’ouvrage Ça grésille dans le poteau : histoires de la lutte contre la THT Corentin-Marne, éditions Mère Castor.

ca grésille dans le poteau« Nous, ex-opposant-e-s à la ligne à Très Haute Tension Cotentin-Maine et éternel-le-s troubles-fêtes de l’atome, présentons une série radiophonique relatant la lutte qui vient de sortir aux éditions Mère Castor : « Ça grésille dans le poteau ». Nous proposons l’écoute collective du premier épisode, suivie d’une discussion.

Il s’agira de se (re)plonger dans l’univers de la clé à molette et de l’action directe, parcourir les routes de Manche et de Mayenne, écouter les voix de celles et ceux qui se sont acharné-e-s contre l’entreprise RTE et l’Etat nucléaire de 2005 à 2013. »

Entrée libre


Jeudi 11 octobre, de 16 h 30 à 17 h 30

Rencontre-débat avec Elsa DORLIN autour de Se défendre ; une philosophie de la violence, Zones, 2017.

Se défendreAujourd’hui encore, malgré les enseignements de l’Histoire, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent tout en prétendant qu’il était agressif, armé et menaçant. Du jiu-jitsu des suffragettes aux pratiques insurrectionnelles du ghetto de Varsovie, des fusils des Black Panthers aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie philosophique de l’autodéfense politique.
En 1685, le Code noir défendait  » aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons  » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
Une ligne de partage oppose historiquement les corps  » dignes d’être défendus  » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce  » désarmement  » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des  » éthiques martiales de soi « , pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.

En partenariat avec l’ENS de Lyon
Entrée libre dans la limite des places disponibles
***

Ce même jeudi 11 Octobre, de 18 h à 20 h,
Elsa DORLIN sera à la MSH, 14 av. Berthelot, Lyon 7e (espace Marc Bloch) pour
Phénoménologie de la proie : penser les résistances à la prédation
Inscription gratuite mais obligatoire


Mardi 16 octobre, 19 h

Rencontre avec Jennifer BIDET (sociologue), SINGEON (auteur de BD), Kim CONSIGNY (autrice de BD) & Yasmine BOUAGGA (sociologue, co-directrice de la collection) autour des deux derniers albums de la collection Sociorama (Casterman), qui adapte des enquêtes sociologiques en bande-dessinée.

Vacances au bledVacances au bled, le récit graphique créé par Singeon et Jennifer Bidet raconte, à travers le regard de jeunes partis en vacances, le rapport au pays d’origine de Lyonnais-es issu-e-s de l’immigration algérienne : au-delà de la question des loisirs et du tourisme, vécus de façons variées, ce moment révèle des processus différenciés de constructions des identités sociales et politiques.

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La petite mosquéeLa Petite Mosquée dans la cité, récit graphique de Kim Consigny et Solenne Jouanneau, met en scène la vie quotidienne d’une mosquée de quartier, donnant corps aux imams étudiés par la sociologue, et retraçant les réalités complexes de pratiques religieuses placées sur le devant de l’actualité, entre dissensions internes et suspicions publiques.

En partenariat avec
Coup de Soleil en Auvergne Rhône-Alpes
et le réseau TRACES

Entrée libre


 Mardi 16 octobre
[Hors les murs – au Chat Perché – 29 rue Salomon Reinach Lyon 7e]
Table ronde & Débat public
HABITONS MAZAGRAN
Des citoyen·ne·s mettent en œuvre le 7ème arrondissement de Lyon

Entrée libre


Z 12[HORS LES MURS - A L’Amicale, 31 rue S. Gryphe]

Mercredi 17 octobre, 19H30

Présentation de la revue Z n°12 – publication annuelle d’enquête et de critique sociale
« Trésors et conquêtes » nous embarque au cœur de l’industrie la plus polluante du monde : les mines ! On y parle luttes anticoloniales et amérindiennes, critique de l’aérospatiale avec une visite de Kourou, « port spatial de l’Europe » et retour sur le mouvement social massif de 2017.

Entrée libre


A venir :

Apéro de rentrée littéraire

Autour d’un verre, vos libraires vous présentent le meilleur de la rentrée de l’automne

Entrée libre


Jeudi 18 octobre, 19 h

Rencontre-débat avec Jean-Marc ROYER autour de Le monde comme projet Manhattan ; des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant (préface Annie Thébaud Mony ; postface Anselm Jappe), Le Passager clandestin, 2017.

Rencontre animé par Patrice Bouveret de l’Observatoire des armements/CDRPC.

Le monde comme projet ManhattanTandis que Tchernobyl et Fukushima nous ont rappelé avec force à quel point le nucléaire est un danger pour toute vie sur Terre, la réflexion philosophique sur le nucléaire – militaire et « civil » – reste totalement en deçà des enjeux réels. Ce livre offre une étude historique rigoureusement documentée des origines du nucléaire, le fameux « projet Manhattan » qui débouchera, en août 1945, sur les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Il nous montre aussi que l’apparition du nucléaire est le symptôme d’une rupture fondamentale dans l’histoire du capitalisme, dont il est issu, rupture à partir de laquelle débute une guerre généralisée au vivant. À l’heure où « la question nucléaire » revient sur le devant de la scène politique et écologique, il est plus que temps d’historiciser une question qui, loin de se résumer à des enjeux technologique, organise depuis soixante-dix ans le rapport au vivant de la société capitaliste.

Diplômé de l’École nationale d’aviation civile et de l’université en histoire, ex dirigeant du syndicat de cadres CGT d’Orly, Jean-Marc Royer est l’auteur du Monde comme projet Manhattan aux éditions le passager clandestin. Il a aussi écrit La science, creuset de l’inhumanité. Décoloniser l’imaginaire occidental (L’Harmattan, 2012), et de nombreux articles sur la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Entrée libre


Samedi 20 octobre, 15 h
RENCONTRE-LECTURE avec Wendy DELORME pour Le corps est une chimère, éditions Au Diable Vauvert, septembre 2018.

Le corps est une chimèrePhilippe est à l’étroit dans son rôle d’homme. Marion a trois enfants, avec Élise. Camille veut changer le monde, Ashanta sait qu’on ne peut pas. Isabelle aime à en mourir. Maya est travailleuse du sexe, Jo est flic et n’aime pas ça. Sept vies se font poreuses les unes aux autres, sept personnages découvrent ce qu’on peut s’apporter dans la différence.
Une physiologie d’un monde contemporain qui se questionne sur l’amour, le désir et la filiation. Un roman d’une vérité troublante sur les stéréotypes, les passions, les sexualités, les parentalités et le couple.

Wendy DelormeÉcrivaine, performeuse et féministe, Wendy Delorme est notamment l’auteure de Insurrections ! en territoire sexuel ! (Au diable Vauvert, 2009), La mère, la sainte et la putain (Au diable Vauvert, 2012) & Quatrième génération (Grasset, 2007).

Photographie : Daria Ivanova

Entrée libre


Jeudi 8 novembre, à partir de 18 h

Apéro-rencontre avec Eric COLOCHO
à l’occasion de la parution de la bande dessinée Le temps ou on enfilait des perles, Vide Cocagne, 2018.

Du temps ou on enfilait des perlesVoilà une...Cédric, jeune étudiant en art, tombe sous le charme d’une jeune fille qui l’entraîne dans une association de défense de la culture et l’art indiens. Il ne la reverra jamais. Mais il va se passionner pour ce peuple, pour les gens qui les soutiennent en France. Son travail et sa vie vont en être grandement influencés. Le temps où on enfilait des perles est un titre à double sens, il évoque évidemment ce temps perdu, idéal, de l’Amérique indigène d’avant l’arrivée des Blancs; mais aussi plus ironique, ce temps de la jeunesse paumée de Cédric, où l’on se croit indien, où l’on glandouille, où l’on se cherche dans la nostalgie d’un autre univers. Éric Colocho livre ici un récit d’aventures marginales, un « road-comics » plein de personnages perdus, minables mais attachants comme on les aime. Il sert son histoire d’un trait en noir et blanc très original, contrasté et hachuré, aux proportions étonnantes. On sent l’attachement et l’amour de l’auteur pour ses personnages et pour ces peuples lointains, son regard est à la fois tendre et lucide, jamais cynique. Son histoire fait un pas de côté du monde moderne et montre ces gens un peu perdus, dont l’idéal se situe quelque part à l’ouest, dans un temps perdu où l’on enfilait des perles.LOGO-PETIT-terre-des-livres

Colocho a notamment réalisé la devanture et le logo de Terre des livres.

Visitez son site : http://colocho.over-blog.com/

Entrée (très) libre


Samedi 17 novembre, 15 h

Rencontre avec Pinar SELEK et Mimmo PUCCIARELLI autour de Murray BOOKCHIN à l’occasion de la préface de Pinar Selek au livre Ecologie ou catastrophe, la vie de Murray Bookchin, de Janet Biehl, aux éditions L’amourier.

La vie de Murray BookchinEcrit par sa compagne et collaboratrice, Janet Biehl, ce livre retrace, en nous faisant voyager dans l’histoire mondiale de l’écologie, la vie de Murray Bookchin, philosophe américain, historien, critique anticapitaliste et surtout promoteur de l’Ecologie Sociale. Auteur de nombreux articles et ouvrages qui vont accompagner les mouvements de la Nouvelle Gauche et de l’Écologie aux États-Unis, Bookchin va, dès les années soixante, alerter l’opinion sur les atteintes portées à la planète par les effets du système capitaliste et des rapports de domination qu’il engendre. Il est le fondateur de l’Écologie Sociale et des moyens de sa mise en oeuvre à travers le Municipalisme Libertaire – organisation locale en démocratie directe d’assemblées – dont s’est inspiré le peuple kurde du Rojava, en Syrie, à partir de 2004 pour bâtir un «Confédéralisme démocratique» adapté à la situation au Moyen-Orient.

Rencontre accompagnée de lectures et suivi d’un pot à 17 h 30

En partenariat avec la revue Silence
et le collectif de soutien à Pinar Selek de Lyon

Entrée libre


Jeudi 22 novembre, 19 h

Soirée lecture organisée par L’association des Amis de Terre des livres

Créée en janvier 2016, l’association Les Amis de Terre des Livres a notamment pour but de promouvoir la librairie indépendante. Elle organise régulièrement des événements, lectures, présentations de livres, etc. N’hésitez pas à vous renseigner.

Entrée libre


 

Mercredi 28 novembre, 18 h 30

Spiritualité et engagement« Spiritualité et engagement : dialogue entre un agnostique et un musulman »

Rencontre-débat avec Philippe CORCUFF (maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon) et Haoues SENIGUER (maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon) à l’occasion de la parution de Spiritualités et engagements dans la cité. Dialogue entre un musulman critique, un agnostique anarchiste, un catholique libertaire et une romancière par Jérôme Alexandre, Philippe Corcuff, Haoues Seniguer et Isabelle Sorente, Editions Le Bord de l’eau, 2018.

Dans le double refus des intégrismes religieux et de l’assèchement capitaliste du sens de la vie, de nouvelles intersections laïques sont à trouver entre spiritualité et citoyenneté grâce à un dialogue entre non-croyants et croyants.
La domination financière assèche le sens de nos vies, tandis que les attentats djihadistes expriment le retour d’un absolu meurtrier. Réinventer une citoyenneté pour le XXIe siècle suppose de redonner une place au spirituel dans la cité. C’est le pari de ce livre à quatre voix.
Le spirituel, non nécessairement religieux, est appréhendé comme l’exploration du sens et des valeurs de l’existence. Les enjeux spirituels sont situés dans un espace laïque, au sens de l’esprit de la loi de 1905, c’est-à-dire de la cohabitation d’une pluralité de croyances et d’incroyances dans un espace commun.
C’est dans un tel cadre qu’un musulman (Haoues Seniguer), qu’un agnostique (Philippe Corcuff), qu’un théologien catholique (Jérôme Alexandre) et qu’une romancière (Isabelle Sorente) ont pu se rencontrer pour l’élaboration de ce livre.
Cette coopération hérétique, s’émancipant des manichéismes si prégnants dans les débats publics, pourra apparaître inouïe.

Philippe Corcuff et Haoues Seniguer sont maîtres de conférences de science politique à l’IEP de Lyon. Le premier est notamment l’auteur de Pour une spiritualité sans dieux (Textuel, 2016) ; le second de Petit précis d’islamisme. Des hommes, des textes et des idées (L’Harmattan, 2013).


 

Samedi 19 janvier 2019
L’Association des amis de Terre des livres s’associera à la troisième éditions de la Nuit de la Lecture

Entrée libre


Un samedi de la seconde quinzaine de janvier
Axelle CAILLAT reviendra nous présenter son nouveau spectacle de contes pour enfants






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