Pour aboutir à un livre« Le plus frappant est maintenant que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut, par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris. »

Eric Hazan
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016.


Samedi 26 octobre, 15 h

Rencontre avec Beata UMUBYEYI MAIRESSE à l’occasion de la parution de l’ouvrage Tous tes enfants dispersés aux éditions Autrement.

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Ceint d’une poésie délicate qui ravaude les chagrins, Tous tes enfants dispersés met en scène le personnage de Blanche, qui a fui le Rwanda pendant le génocide des Tutsi en 1994. Cachant dans un angle mort son passé douloureux, elle s’est construite une vie en France avec son mari et son enfant métis Stokely. Après trois années d’exil, Blanche retourne à Butare, la ville où elle a grandi, pour rendre visite à sa mère Immaculata. Mais l’exil a creusé une distance entre elle et son pays natal.

Dans ce singulier récit des origines et de la transmission, porté par les voix de trois générations, Beata Umubyeyi Mairesse aborde les relations familiales par le biais des héritages traumatiques et la façon dont la grande Histoire bouleverse la vie des petites gens. La possibilité d’une résilience. Ainsi, tout au long de ce texte riche de mots réparateurs et colorés, ressuscités des réminiscences olfactives de l’enfance, celle qui est restée et celle qui est partie retissent le fil brisé à paroles comptées.

Ce roman de la réconciliation traversé par de lumineuses embellies sonde aussi la question du métissage, de la maternité et de la féminité. Empreint d’une force libératrice, Tous tes enfants dispersés épingle avec résolution toute forme d’assignation imposée par un système dominant, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, patriarcal, colonial ou raciste, ainsi que la possibilité de s’affranchir de toute entrave. A travers ces figures de femmes et de mères résistantes qui reprennent en main leur histoire, ce livre célèbre la force de vie qui anime chacun d’entre nous et notre inextinguible quête d’un endroit où se sentir chez soi.

Beata Umubyeyi Mairesse est née au Rwanda et arrivée en France après avoir survécu au génocide des Tutsi. Ses précédents recueils de nouvelles, Ejo et Lézardes (La Cheminante, 2015, 2017) ont reçu le prix François Augiéras, le prix de l’Estuaire et le prix du livre Ailleurs.

En partenariat avec le Collectif lyonnais de soutien à Pinar Selek

Entrée libre


Samedi 23 novembre, 15 h

Causerie à trois voix autour de l’ouvrage Les simples : la librairie Terre des Livres et Gaëlle Nohant s’entretiendront avec Yannick GRANNEC à l’occasion de la parution de son nouveau roman aux éditions Anne Carrière.

Les simples, plantes Les-simplesmédicinales connues des religieuses de l’abbaye de Notre-Dame du Loup et prisées jusqu’à la Cour, soignent de nombreux maux. Mais à l’amour, la cupidité, la folie, nul remède. C’est ce que nous raconte Yannick GRANNEC dans son troisième roman avec un brin de malice et une profonde poésie. Avec un don certain pour le romanesque, elle nous conte les aventures d’une communauté de moniales au XVIe siècle, qui doit son autonomie aux talents d’herboriste de leur doyenne, sœur Clémence. Mais cette prospérité attise les convoitises et l’évêque de Vence dépêche deux émissaires pour inspecter l’abbaye. A charge pour eux d’y trouver matière à scandale, ou à défaut… d’en provoquer un. Sous la plume aérienne de l’autrice, de nombreux personnages finement décrits mettent à jour la vaste comédie humaine et la condition des femmes en une fin de siècle où inquisition et sorcellerie menacent encore les esprits libres. Où le savoir et sa détention sont des enjeux fondamentaux. Et où le diable se cache dans tous les détails. Révélant toute la complexité d’un monde, Les simples est un trésor d’érudition et de tendresse, de fantaisie et de délicatesse.

Yannick Grannec a déjà publié aux éditions Anne Carrière La Déesse des petites victoires (Prix des libraires 2012) et Le Bal mécanique.

Entrée libre


Samedi 30 novembre, 15 h

Rencontre avec Emmanuelle FAVIER à l’occasion de la parution de l’ouvrage Virginia aux éditions Albin Michel.

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D’une écriture poétique et malicieuse, Emmanuelle Favier nous raconte Virginia Woolf avant qu’elle ne devienne écrivain : une petite fille à l’époque victorienne, dans une famille pas comme les autres où chacun joue sa partition artistique. Elle dépasse l’image immortelle de cette icône littéraire que nous avons tous à l’esprit pour en faire un être de chair, aux multiples facettes, drôle et plein d’autodérision, qui se fraie son propre chemin. Telle une petite souris observant par le bout d’une lorgnette, nous accompagnons Miss Jan dans la recherche de ce qu’elle est au sein de cette couvée, où le bonheur des frères est ce qu’il faut vouloir. Naviguant entre le monde solaire de l’enfance et le monde dévorant des adultes, la jeune fille aux sourires espiègles s’affranchira de toute injonction. A travers cette figure par excellence de l’écrivain au féminin qui fait office de grande sœur, l’autrice donne à lire une éblouissante variation sur la création, l’émancipation et la construction de l’identité, qui résonne en tout un chacun.

Entrée libre


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