Pour aboutir à un livre« Le plus frappant est que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut,
par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris.
 »

Eric Hazan,
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016.


Jeudi 27 avril, 18 h 30

Rencontre avec Eric VERDEIL, Marie BONTE et Elisabeth LONGUENESSE autour de la nouvelle édition de l’Atlas du Liban, les nouveaux défis, Coédition Ifpo/CNRS Liban, 2016.

Atlas du LibanA l’occasion de la parution de l’Atlas du Liban, les nouveaux défis, sous la direction Eric Verdeil, Ghaleb Faour et Mouin Hamzé (Beyrouth: Presses de l’IFPO), Eric Verdeil, professeur à Sciences Po Paris, présentera l’ouvrage en compagnie de Marie Bonte, doctorante et attachée d’enseignement et de recherche à l’Université de Grenoble, co-autrice. Elisabeth Longuenesse, sociologue, ancienne directrice du département d’études contemporaines de l’IFPO, introduira la discussion avec l’auditoire.

Entrée libre


Jeudi 4 mai, 19 h

Laurence DE COCK pour Paniques identitaires. L’identité au prisme des sciences sociales, Editions du Croquant.

PI-une-500x750« Alors que le crise sociale et politique engendrée par des décennies de politiques libérales agressives s’approfondit et se manifeste par des inégalités sans cesse croissantes, les « questions identitaires » ont tendu ces dernières années à être instituées dans la sphère médiatique, parmi certains intellectuels et dans les discours de droite ou de socialistes comme centrales au détriment des clivages de classes ou de la lutte contre les inégalités de classe, de race, de genre…

Cet ouvrage propose une analyse des « paniques identitaires » qui ont récemment fait la Une des médias dominants (« affaire du burkini », cafés interdits aux femmes…) mais aussi les polémiques autour de la composition de l’équipe de France de football, de l’enseignement de l’histoire ou de la « théorie du genre », des menus dans les cantines scolaires, etc., en les resituant dans le contexte politique et intellectuel de ces dernières années et dans les évolutions historiques de la construction des figures de l’altérité. »

Professeure d’histoire et vice-présidente du « Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire »,
Laurence De Cock a co-dirigé cet ouvrage avec Régis Meyran.

En partenariat avec les Amis du Monde diplomatique de Lyon


Mardi 9 mai, 19 h
Rencontre avec Elise ROULLAUD à l’occasion de la parution de Contester l’Europe agricole. La Confédération paysanne à l’épreuve de la PAC, Presses universitaires de Lyon, avril 2017.

Contester l'Europe agricoleL’Europe est-elle un espace de représentation et d’action politique incontournable ? En prenant pour objet la Confédération paysanne et ses représentants nationaux, cet ouvrage analyse la manière dont un syndicat se saisit (ou non) de l’Europe pour en contester la politique. Grâce à une enquête qui mêle archives, entretiens approfondis, observations sur le terrain et traitement d’un questionnaire, l’auteure invite à une plongée dans le travail de production et de représentation des positionnements syndicaux face à un défi majeur : la politique agricole commune (PAC).

En questionnant les conditions sociales du passage à l’Europe, l’étude déploie aussi une sociologie de l’européanisation et bat en brèche la fausse évidence d’une scène ouverte à la défense de tous les intérêts et s’imposant comme nouvelle opportunité politique. L’Europe n’est toutefois pas sans effet sur l’organisation syndicale : les débats internes sur la PAC révèlent les tensions relatives aux modalités d’action ainsi qu’un processus de spécialisation du travail militant.

Élise Roullaud est docteure en science politique, rattachée au laboratoire Triangle (UMR 5206, Lyon). Ses recherches portent sur les pratiques de représentation syndicale ainsi que sur les transformations des formes d’action collective sous l’effet de l’intégration européenne. Elle travaille actuellement sur le processus de politisation du droit et par le droit auprès de professionnels indépendants en situation d’endettement.

Rencontre animée par Sophie Béroud, co-directrice de la collection Actions collectives,
organisée en partenariat avec les Presses universitaires de Lyon.


Samedi 13 mai, 15 h

Rencontre avec Morgane MERTEUILMatthieu RENAULT autour de l’ouvrage collectif Pour un féminisme de la totalité, (introduction de Félix Boggio), éditions Amsterdam, mars 2017.

Pour_un_feminisme_de_la_totalite-394x569Pour un féminisme de la totalité marque le début d’une collaboration entre Amsterdam et Période, revue en ligne de théorie marxiste lancée au printemps 2014. La collection « Période » publiera un à deux ouvrages par an, dont un numéro thématique composé à la fois de textes publiés sur le site et d’inédits. La question de l’articulation entre race, classe et genre se trouve aujourd’hui au coeur du paysage théorique : partout se manifeste un désir diffus de penser l’imbrication des formes d’oppression et des identités, mais celle-ci est trop souvent réduite à une affaire de recoupements ou d’« intersectionnalité ». À cette perspective, l’ouvrage oppose une approche en termes de totalité, envisageant le féminisme comme une théorie des déplacements, des décalages dans le temps et l’espace au sein du capitalisme contemporain. Le féminisme de la totalité met au centre de l’analyse le concept de « reproduction sociale » (comment sont assurés, au quotidien, la perpétuation et l’entretien de la force de travail) et de sa position au sein du système de la production. En parlant de reproduction sociale, il s’agit d’élargir la notion de « travail domestique », très individuelle et liée au partage des tâches au sein du foyer, et de penser le lien de cette dernière avec le secteur marchand de l’économie et le salariat. L’ouvrage propose une traversée de l’ensemble des enjeux actuels du féminisme (oppression des femmes, violence sexiste, travail du sexe et travail tout court, identités LGBTQ, féminisme nationaliste, désir, famille…), en croisant les aspects socio-économiques et leurs effets psycho-affectifs, culturels et identitaires.

En partenariat avec les éditions Amsterdam et la revue Période.

Entrée libre


Jeudi 18 mai, 19 h

Rencontre avec Florence JOHSUA autour de Anticapitalistes. Une sociologie historique de l’engagement, éd. La découverte, 2015.

AnticapitalistesLe renouveau des gauches radicales en Europe a suscité un regain d’intérêt à leur égard. Toutefois, peu d’études se sont intéressées aux individus qui militent contre le capitalisme, pour un autre monde. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Quels parcours personnels, quelles expériences nourrissent l’audace de penser qu’on peut changer la société ? Comment ces engagements se sont-ils transformés et renouvelés ?

Grâce à une enquête au long cours combinant entretiens, observations et analyses statistiques, ce livre propose une sociologie de l’engagement anticapitaliste en France du milieu des années 1960 aux années 2000. À travers le cas de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) devenue Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), l’auteure interroge les liens entre les évolutions du recrutement partisan et celles à l’œuvre dans la société et explore les trajectoires et les pratiques des militants, leurs visions du monde, leurs questionnements et leur idéal, pour apporter un éclairage inédit sur les nouveaux visages de l’anticapitalisme à l’aube du xxie siècle.

Ce faisant, l’ouvrage invite à penser sous un nouveau jour de grandes questions de société, comme celle de la fin des utopies, la prétendue désaffection des jeunes pour la politique, la production sociale de la révolte ou encore ce que signifie prendre parti aujourd’hui. Il rend compte d’une aventure à la fois minoritaire et universelle : la contestation de l’ordre établi.

Rencontre animée par Lilian MATHIEU

Entrée libre


[Événement hors les murs]

Jeudi 18 mai à la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu
Rencontre avec Amzat BOUKARI-YABARA autour de Africa Unite !, La découverte.

Africa uniteSommes-nous Africains ? Qu’est-ce que l’Afrique ? De cette double interrogation, née au xviiie siècle dans la diaspora africaine déportée aux Amériques, a émergé un vaste mouvement intellectuel, politique et culturel qui a pris le nom de panafricanisme au tournant du xxe siècle. Ce mouvement a constitué, pour les Africains des deux rives de l’Atlantique, un espace privilégié de rencontres et de mobilisations. De la révolution haïtienne de 1791 à l’élection du premier président noir des États-Unis en 2008 en passant par les indépendances des États africains et la lutte contre l’apartheid, Amzat Boukari-Yabara retrace l’itinéraire singulier de ces personnalités qui, à l’image de W.E.B. Dubois, Marcus Garvey, George Padmore, C.L.R. James, Kwame Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Aimé Césaire et tant d’autres, ont mis leur vie au service de la libération de l’Afrique et de l’émancipation des Noirs à travers le monde.

Organisée par le Centre d’Études Postcoloniales de Lyon


Samedi 20 mai, 15 h

Rencontre avec Sabine MASSON autour de Pour une critique féministe décoloniale. Réflexions à partir de mon engagement avec des luttes indigènes au Mexique et au Honduras, Antipodes, 2016.

Pour une critique féministeÀ partir des recherches et de l’engagement militant de l’auteure avec des mouvements indigènes au Mexique et au Honduras, ce livre développe une critique féministe des relations coloniales de pouvoir.

Il s’intéresse aux politiques néolibérales de développement dit durable ou ethnique, traversées par le genre, le racisme et la colonialité. Ces politiques, contre lesquelles des organisations et des communautés se mobilisent, menacent les terres et les cultures de populations indigènes.

Sur la base de ce terrain de luttes, mais aussi de contributions féministes antiracistes et postcoloniales – les apports en particulier de féminismes noirs, indigènes, chicanos ou subalternes – cet ouvrage s’inscrit dans les débats contemporains sur la question des héritages coloniaux, qu’il évoque aussi en rapport au contexte européen de racisme et de sexisme, d’islamophobie et de répression des migrant·e·s.

Enfin, l’auteure engage une réflexion sur la transformation décoloniale des pratiques, des connaissances et des recherches féministes. Se fondant entre autres sur son expérience de recherche-action au Mexique, elle revient sur les enjeux de la décolonisation de l’anthropologie féministe, et plus largement sur la concrétisation d’une perspective plurielle et décentralisée des luttes des femmes.

Militante féministe, juriste et docteure en sociologie, Sabine Masson s’est engagée auprès d’organisations indigènes notamment au Mexique et au Honduras, où elle a mené ses travaux de recherche et oeuvré dans le domaine de l’éducation populaire.

En partenariat avec le Centre d’études postcoloniales de Lyon

Entrée libre


[Événement hors les murs]

Mercredi 31 mai, 14 h au Comoedia
Projection à l’occasion de la sortie du film LA CABANE A HISTOIRES et rencontre-dédicace-Marie Novion 3Marie Novion 2Marie Novion 1goûter avec Marie JOVION, auteure de La véritable histoire du grand méchant Mordicus (Sarbacane), Panpi et Gorri, spécialistes de l’aventure & Panpi & Gorri ; plus de goûters, moins de corvées (Maison Georges).

Huit albums de la littérature enfantine contemporaine voient leurs illustrations prendre vie au fur et à mesure de la lecture… : La Véritable Histoire du grand méchant Mordicus, Cornebidouille, Le festin de Noël, 999 Têtards, Mon chien qui pue, Brigitte la brebis qui n’avait peur de rien, Michel le mouton qui n’avait pas de chance, Dragons père et fils.

Places à gagner à pour nos jeunes clients-lecteurs

En partenariat avec Les Assises du Roman et Gébéka Films.


Jeudi 1er juin, 19 h
Dans le cadre du Festival Tous à la guill’ 2017

« Le dehors de toutes choses »

Adapté de La zone du dehbenjaminors de Alain Damasio, le monologue « Le dehors de toute chose » est une ode à la liberté, une invitation à se découvrir comme « autre que soi ». Conscient de la prétention de sa démarche – distillée par amour ? – un homme se dresse parmi les décombres de notre démocratie. Ce dehors, dont il ne sait au juste si l’idée même a un sens, est pour lui une poche de liberté intérieure à chacun de nous. Un champ de vastes possibles obstrué par des siècles de conditionnement. Éclairant avec douceur les barrières qui le séparent de sa véritable existence d’homme libre, il tente sous nos yeux, dans une quête aussi intime qu’infinie, « d’inventer ce que vivre peut être ».

D’après La zone du dehors et Le dehors de toute chose d’Alain Damasio, Éditions La Volte
Interprétation : Benjamin Mayet. Mise en scène : Nicolas Guépin

le teaser : https://vimeo.com/202056707
l’ouvrage : https://lavolte.net/livres/le-dehors-de-toute-chose/
Plus d’infos : « https://www.facebook.com/ledehorsdetoutechose/?ref=ts&fref=ts »

Entrée libre – au chapeau
Crédit photo : @la fille d’à côté


 

Samedi 10 juin, 15 h

Rencontre-débat avec Olivier CYRAN autour de Boulots de merde ! Du cireur au trader, enquête sur l’utilité et la nuisance sociales des métiers de Julien Brygo & Olivier Cyran, La Découverte, 2016.

Boulots de merdePas un jour sans que vous entendiez quelqu’un soupirer : je fais un boulot de merde. Pas un jour peut-être sans que vous le pensiez vous-même. Ces boulots-là sont partout, dans nos emplois abrutissants ou dépourvus de sens, dans notre servitude et notre isolement, dans nos fiches de paie squelettiques et nos fins de mois embourbées. Ils se propagent à l’ensemble du monde du travail, nourris par la dégradation des métiers socialement utiles comme par la survalorisation des professions parasitaires ou néfastes. Comment définir le boulot de merde à l’heure de la prolifération des contrats précaires, des tâches serviles au service des plus riches et des techniques managériales d’essorage de la main-d’oeuvre ? Pourquoi l’expression paraît-elle appropriée pour désigner la corvée de l’agent de nettoyage ou du livreur de nans au fromage, mais pas celle du conseiller fiscal ou du haut fonctionnaire attelé au démantèlement du code du travail ? Pour tenter de répondre à ces questions, deux journalistes eux-mêmes précaires ont mené l’enquête pendant plusieurs années. Du cireur de chaussures au gestionnaire de patrimoine, du distributeur de prospectus au « personal shopper » qui accompagne des clientes dans leurs emplettes de luxe, de l’infirmière asphyxiée par le « Lean management » au journaliste boursier qui récite les cours du CAC 40, les rencontres et les situations qu’ils rapportent de leur exploration dessinent un territoire ravagé, en proie à une violence sociale féroce, qui paraît s’enfoncer chaque jour un peu plus dans sa propre absurdité. Jusqu’à quand ?

Rencontre organisée par Les amis du Monde diplomatique de Lyon.

Entrée libre


Mardi 13 juin, 19 h
Rencontre avec un ancien libraire de Raqqa (Syrie)

Logo Terre d'Ancrages« En partenariat avec l’association Terre d’Ancrages et dans le cadre d’un festival organisé par plusieurs associations au mois de juin 2017. Au programme: ateliers, conférences, danse, chant, slam, rencontres et débat. Le but est de donner la parole à ces personnes à qui on colle l’étiquette de « migrants », « demandeurs d’asile » ou « réfugiés » … Il nous semble nécessaire de trouver une alternative à la dimension hiérarchique voyeur-observé, sauveur-victime. Il s’agit d’écouter ce que les gens ont à dire et d’éviter de parler « au nom de ». Par conséquent, les acteurs de ces conférences et spectacles ne porteront pas sur les migrants, mais auront été créés, construits avec et/ou par ces derniers. »

En partenariat avec l’association Terre d’Ancrages https://terredancrages.wordpress.com/


 

[A venir]

Rencontre avec Diabolo Nigmon et Decibel Espanto, traducteur-ice-s de Vers la plus queer des insurrections de Fray BAROQUE et Tegan EANELLY, Libertalia, 2016.

vers_la_plus_queer_des_insurrectionsDiabolo Nigmon et Decibel Espanto présenteront le livre, et plus largement le mouvement révolutionnaire Bashback (né aux États-Unis à la fin des années 2000), nébuleuse œuvrant pour une autodéfense active et violente autant que pour une critique radicale de la marchandisation des luttes queer.

Les textes regroupés dans ce livre ont été écrits par une constellation d’individus et de groupes et adoptent une multitude d’approches : provocation, romantisme, nihilisme, détournements, réappropriation, références sans citations, humour, postures esthétiques… Autant de stratégies pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l’intégration aux normes hétérosexuelles, l’usage des identités, l’attaque du christianisme puritain, l’action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l’esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme. Des discours qui arrivent comme une bouffée d’oxygène, à l’heure où le manque d’une critique radicale des orientations politiques LGBT (assimilationnisme, nationalisme, apathie face au libéralisme, valorisation des politiques punitives…) est suffoquant.

Ce sera l’occasion de parler de traduction militante et située, et de discuter des critiques et échos possibles de Bash Back dans nos contextes locaux.

En partenariat avec On n’est pas des cadeaux, émission radio transpédégouine et féministe
tous les vendredis de 17 à 18 h sur Radio CANUT – 102.2
Émission spéciale avec les traducteurs

Entrée libre


[A venir en 2017]
Rencontre avec TIAN et Marie DESPLECHIN, pour leur livre Sothik, École des loisirs, sept. 2016

sothikSothik est né en 1967 dans un Cambodge en pleine tourmente. Il a trois ans quand la guerre civile fait rage, huit ans quand les Khmers rouges prennent le pouvoir. Du jour au lendemain, tout change. L’argent est aboli, les livres sont détruits, la religion interdite, la propriété privée n’existe plus. Sothik et sa famille doivent quitter leur maison en laissant tout derrière eux et prouver sans cesse leur obéissance au nouveau régime. Mais cela ne suffit pas ! Les Khmers rouges décident brutalement d’enlever les enfants à leurs parents afin de mieux les éduquer. Sothik rejoint un groupe d’enfants de son âge. La famille n’existe plus, la terreur et la famine s’installent…


 

 

 

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