Pour aboutir à un livre« Le plus frappant est maintenant que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut, par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris. »

Eric Hazan
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016


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[Partenariat hors les murs]

Samedi 22 septembre à la salle des fêtes d’Oullins
UBUNTU CELEBRATION de 14h à 21h

Au programme :

14h: Conférence sur l’origine des peuples « bantu », richesses linguistique, philosophique et (més)usages historiques.

De 15h30 à 17h, en hommage à l’histoire artistique africaine et à la musicalité des langues bantu, nous vous proposons des spectacles autour du chant, du slam et du conte populaire. En plus de la chorale Bana Mboka, vous découvrirez les fabuleuses performances des artistes: Silex et Hata Ubuntu.

De 17h à 19h, TABLE RONDE: « Saisir les enjeux et Refonder le Congo. ».

La soirée se terminera autour d’un repas congolais (menu 10 euros). Parce que la libération et la renaissance africaines sont des actes de culture, venez-vous armer de musique et de savoirs!


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[Partenariat hors les murs]  

Du 25 au 29 septembre à Lyon Guillotière 

« IMAGES MIGRANTES » Rencontres cinéma & migrations 

Les migrations – sujet majeur de notre temps que ne cesse d’interroger le réseau Traces – sont au cœur des débats politiques, localement et internationalement. À ces débats sont souvent associées des images tragiques et des imaginaires en confrontations. Le cinéma, et plus largement les images diffusées sur une multitude de supports racontent la métamorphose du monde : sa “mondialisation” descendante mais aussi sa “mondialité” ascendante. Depuis ses origines, le cinéma a toujours été tourné vers l’altérité, et les migrations ont rapidement été inscrites dans ses récits. Il est incontestable que les migrations sont l’objet d’une production d’images de plus en plus pléthorique, depuis les images tournées avec des smartphones et aussitôt diffusées sur les réseaux sociaux jusqu’aux plus grosses productions ciné­matographiques. Il est de fait intéressant de constater et d’analyser comment, dans le même temps, ces images, véhicules de représentations diverses, bougent. C’est pourquoi Traces a intitulé ces rencontres Images migrantes. L’image ne fait pas que refléter nos regards, elle les déplace. L’étranger, hier figure quasi-caricaturale, secondaire dans les scénarios, devient un acteur principal. L’exilé fabrique et nous propose désormais ses propres représentations, élève sa voix et s’empare de l’image, levier incontournable dans les luttes pour la revendication des droits.

Le programme complet : http://traces-migrations.org/wp-content/uploads/2019/08/PROGRAMME-TRACES-BD.pdf

Séances à prix libre


Samedi 12 octobre, 15 h

Rencontre avec Corinne MOREL DARLEUX à l’occasion de la parution de l’ouvrage Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce – Réflexions sur l’effondrement aux éditions Libertalia. 

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« Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les conteneurs chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ? »

Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

En partenariat avec Le Théâtre du bruit, conférence incluse dans la programmation de Cycle Effondré-es #2 (programmation complète : https://theatredubruit.wixsite.com/compagnie/cycle-effondre-es-2-page-eph)

Entrée libre


Samedi 19 octobre, 15 h

Rencontre avec Francis DUPUIS-DERI autour de son ouvrage La crise de la masculinité – Autopsie d’un mythe tenace aux éditions Du remue-ménage. 

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Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l’incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d’accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides. Pourtant, l’histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l’antiquité romaine et qu’elle toucherait aujourd’hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l’Inde, Israël, le Japon et la Russie. L’homme serait-il toujours et partout en crise?

Dans ce livre, Francis Dupuis-Déri propose une étonnante enquête sur ce discours de la «crise de la masculinité», dont il retrace l’histoire longue et ses expressions particulières selon le contexte et les catégories d’hommes en cause, notamment les «hommes blancs en colère» ainsi que les Africains-Américains et les «jeunes Arabes». Il analyse l’émergence du «Mouvement des hommes» dans les années 1970 et du «Mouvement des droits des pères» dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis. Il se demande finalement quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l’égalité entre les sexes.

Entrée libre


Samedi 26 octobre, 15 h

Rencontre avec Beata UMUBYEYI MAIRESSE à l’occasion de la parution de l’ouvrage Tous tes enfants dispersés aux éditions Autrement.

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Peut-on réparer l’irréparable, rassemble ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d’exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s’aimer de nouveau ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.

Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d’entre nous, Tous tes enfants dispersés porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui. Ce premier roman fait preuve d’une sensibilité impressionnante et signe la naissance d’une voix importante.

En partenariat avec le Collectif lyonnais de soutien à Pinar Selek

Entrée libre


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