Pour aboutir à un livre« Le plus frappant est que les librairies sont devenues des lieux politiques – par défaut,
par manque de tels lieux dans l’espace public. La présentation de livres comme ceux de la Fabrique et de maisons amies attire parfois tant de monde qu’il en reste sur le trottoir qui ne peuvent pas entrer. Je me souviens de salles combles à l’Harmattan à Lille, à Terre des livres à Lyon, à Terra Nova à Toulouse, à l’Atelier, rue du Jourdain à Paris.
 »

Eric Hazan,
Pour aboutir à un livre – la fabrique d’une maison d’édition,
La Fabrique, octobre 2016.



 

Jeudi 26 janvier, 19 h
Rencontre avec Diabolo Nigmon et Decibel Espanto, traducteur-ice-s de Vers la plus queer des insurrections de Fray BAROQUE et Tegan EANELLY, Libertalia, 2016.

vers_la_plus_queer_des_insurrectionsDiabolo Nigmon et Decibel Espanto présenteront le livre, et plus largement le mouvement révolutionnaire Bashback (né aux États-Unis à la fin des années 2000), nébuleuse œuvrant pour une autodéfense active et violente autant que pour une critique radicale de la marchandisation des luttes queer.

Les textes regroupés dans ce livre ont été écrits par une constellation d’individus et de groupes et adoptent une multitude d’approches : provocation, romantisme, nihilisme, détournements, réappropriation, références sans citations, humour, postures esthétiques… Autant de stratégies pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l’intégration aux normes hétérosexuelles, l’usage des identités, l’attaque du christianisme puritain, l’action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l’esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme. Des discours qui arrivent comme une bouffée d’oxygène, à l’heure où le manque d’une critique radicale des orientations politiques LGBT (assimilationnisme, nationalisme, apathie face au libéralisme, valorisation des politiques punitives…) est suffoquant.

Ce sera l’occasion de parler de traduction militante et située, et de discuter des critiques et échos possibles de Bash Back dans nos contextes locaux.

En partenariat avec On n’est pas des cadeaux, émission radio transpédégouine et féministe
tous les vendredis de 17 à 18 h sur Radio CANUT – 102.2
Émission spéciale avec les traducteurs le vendredi 27 janvier

Entrée libre


Samedi 28 janvier, de 11 h à 12 h 30

Apéro-littéraire avec Patrick CHAMOISEAU à l’occasion de la parution de La matière de l’absence, Seuil, 2016.

Matière absenceAvec son dernier livre, La matière de l’absence Patrick Chamoiseau aura attendu seize ans pour pouvoir parler de la mort de sa mère. La maman de l’auteur, Man Ninotte (que l’on trouve dans presque tous ses livres) s’éteint le 31 décembre 1999 : « la mort clôturait l’enfance d’un coup sans précaution« , pour Patrick Chamoiseau les traces et les empreintes du monde d’hier saisissent le monde contemporain.

En pays Martinique les traces sont d’abord celles du colonialisme et de l’esclavage : « lorsque les pluies sont violentes, que les tempêtes fracassent les rivages, on voit surgir des os, tout un lit de décombres qui proviennent des peuples amérindiens aujourd’hui disparus. Certains de ces vestiges appartiennent aussi à nos ancêtres esclaves : leur souffrance imprègne chaque maille de cette terre… c’est la mémoire coloniale qui balise notre territoire… chaque brin d’herbe est un lieu de mémoire ». « Se maintenir en sensibilité à la Trace est une manière d’envisager le réel du monde et de lui donner sinon sa vérité, son mystère, je veux dire son vivant ».

Dans La matière de l’absence on retrouve les questionnements, les enthousiasmes, quelques auteurs de sa sentimenthèque, Héraclite, Borges, Char, Montaigne, Morin….. Tous les alliés substantiels de l’auteur.
Patrick Chamoiseau est l’auteur d’une quinzaine de romans, récits, nouvelles, également d’une quinzaine d’essais, de contes pour la jeunesse et des plusieurs scenarios de films. Il a obtenu en 1992 le Prix Goncourt pour Texaco, en 1993 le Prix Carbet de la Caraïbe pour Antan d’enfance, en 2002 le Prix Spécial du Jury RFO pour Biblique des derniers gestes, en 2008 le Prix du Livre RFO pour Un dimanche au cachot.

Rencontre organisée par la Maison des Passages.
Retrouvez Patrick Chamoiseau à la Maison des passages et à la Bibliothèque de la Part-Dieu.

Entrée libre


 

Samedi 28 janvier, 15 h

Rencontre avec Eyal SIVAN & Armelle LABORIE autour de Un boycott légitime, pour le BDS universitaire et culturel de l’État d’Israël, La Fabrique, 2016.

Un boycott légitime« Pour l’État d’Israël, la principale source d’exportation vers l’Occident n’est pas faite de mandarines ou d’avocats, ni même d’armement ou de systèmes sécuritaires ; l’essentiel, c’est la promotion d’une image, celle de l’ « énergie créative » pour tout ce qui touche à la culture, les produits israéliens comme la littérature, la musique, la danse, le cinéma, l’art, la gastronomie, la science et les technologies, l’architecture etc…

Or cette vitrine culturelle, comme le prestige international de l’université israélienne, masquent une tout autre réalité : les liens entre cette université et l’institution militaire, le rôle de l’université dans la recherche de nouveaux outils de combat et de renseignement, la discrimination des étudiants palestiniens, l’absence de protestation contre les guerres menées à Gaza… »

En partenariat avec La Fabrique, l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien.

Entrée libre


 

Mardi 31 janvier 2017, 19 h
Rencontre avec Emmanuel DONGALA à l’occasion de La Sonate À Bridgetower, Actes sud, janvier 2017.

La sonate à KPhoto de groupe au bordEn 1789 débarque à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, accompagné de son père qui le rêve en Mozart. Fils d’un Nègre de la Barbade et d’une Polonaise, élève de Haydn, le garçon démarre une carrière qui se poursuivra bientôt en Angleterre et l’amènera à devenir ami avec Beethoven qui lui écrira une de ses plus belles sonates. Un roman avec pour toile de fond la condition des Noirs qui mêle aux bouleversements politiques et sociaux suscités par les idées des Lumières ceux du monde de la musique et des sciences.

 

Dongala-Emmanuel_c_ChristinNé en 1941 d’un père congolais et d’une mère centrafricaine, Emmanuel Dongala a quitté le Congo au moment de la guerre civile de 1997. Il vit actuellement aux États-Unis, où il enseigne la chimie et la littérature africaine francophone à Bard College at Simon’s Rock. Son oeuvre est traduite dans une douzaine de langues. Emmanuel DONGALA a reçu le prix Lire du meilleur roman français 2010, le Prix Virilo 2010 et le Prix Ahmadou Kourouma 2011 pour
Photo de groupe au bord du fleuve (Babel).

En partenariat avec les éditions Actes Sud

Entrée libre


Vendredi 10 février, 19 h

Rencontre avec Michel CHRISTIAN, auteur de Camarades ou apparatchiks ? Les communistes en RDA et en Tchécoslovaquie (1945-1989), PUF, 2016 et Paul BOULLAND, auteur de Des Vies En Rouge ; Militants, Cadres Et Dirigeants Du PCF, L’atelier, 2016.

Camarades ouDes vies en rougeLes partis communistes à l’Est comme à l’Ouest ont eu une place essentielle dans l’histoire du XXe siècle. Pourtant, les membres et les militants des partis communistes sont restés le plus souvent des inconnus. Qui étaient ces hommes et ces femmes qui avaient choisi de rejoindre les « rangs du parti »?

Deux historiens, l’un pour le PCF, l’autre pour les PC de RDA et de Tchécoslovaquie, ont entrepris de répondre à cette question en utilisant de nombreuses sources internes, telles que les questionnaires biographiques.

Cette soirée est l’occasion pour les auteurs de présenter les résultats obtenus et de comparer la situation des membres d’un parti communiste à l’Est et à l’Ouest. Et les points communs et  différences ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Rencontre animée par Pierre CREPEL,
organisée en partenariat avec la Fédération du Rhône du PCF

Entrée libre


Samedi 11 février, 15 h

Rencontre avec Jean-Yves LOUDE
JY LOUDEDECOUVERTE LITTERATURE - LOUDEJean-Yves LOUDE – www.loude-lievre.org – viendra présenter ses ouvrages qui correspondent à ses multiples séjours en Afrique, en Haïti, en Amérique Latine et… en France.

Dans le cadre d’un cycle de découverte d’écrivains africains ou amis de l’Afrique organisé par Do Massé France, ANAN Niger (Association des Nigériens et Amis du Niger en Rhône-Alpes et Auvergne) et APAL (les Amis de la Présence Africaine à Lyon), membres du collectif AFRICA50ANAN.

Entrée libre


Mardi 14 février, 19 h

Rencontre avec Assia ZAINO autour de l’ouvrage Des hommes entre les murs. Comment la prison façonne la vie des Palestiniens. Préface de Julien Salingue, Agone, 2016.

Des hommes entre les mursDu rite de passage à l’âge adulte d’un jeune homme aux horaires de visite autour desquels s’organise l’emploi du temps d’une famille quelques années durant, la prison au centre de la vie quotidienne en territoire occupé. Que veux-tu que je te dise ? J’ai commencé à visiter les prisons en 1967, quand mon mari était détenu, et là, je suis encore dans la même situation. Il y a eu une période où tous mes fils étaient en prison, tous. Et moi, j’allais les voir dans trois prisons différentes : dans la même journée je faisais le tour de toute la Palestine pour les voir. Parfois je ne savais pas où ils étaient, ils avaient été transférés sans que je le sache. Un jour, je les ai cherchés dans toutes les prisons de Palestine sans les trouver. Avec la pluie et le soleil, moi je montais dans le bus et j’allais les voir, Mohammad dans la prison de al Khalil, puis Abu Ali, et enfin Sa’id à Adarim. C’était ça ma vie. Des allers et retours continus d’une prison à l’autre, d’un procès à l’autre. Et la nuit, j’étais seule avec moi-même. Depuis plusieurs années, le village palestinien de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, lutte contre l’occupation des terres par la colonie israélienne voisine – et fait face à une politique d’arrestations massives et constantes. Chaque famille ou presque a une « histoire de prison ». Des mois durant, Assia Zaino a partagé la vie et le combat des habitants du village, manifestant avec eux chaque semaine sous les yeux et parfois les tirs de l’armée israélienne. Anciens prisonniers et familles de détenus lui ont raconté la place centrale qu’occupe la prison dans leurs vies, à quel point elle imprègne et organise le quotidien des Palestiniens. Mais à travers ces rares percent aussi les tentatives individuelles de subvertir l’expérience de la détention et de redonner du sens aux sacrifices et aux traumatismes vécus.

En partenariat avec les éditions Agone et l’AFPS Lyon (Association France Palestine Solidarité)

Entrée libre


Terre des livresJeudi 16 février, 19 h

La rentrée littéraire de janvier lue par vos libraires

Entrée libre


Samedi 18 février, 15 h
« Les réseaux de survie des travailleuses domestiques migrantes au Liban : pratiques de self-care en milieu invivable » par Mira YOUNES, psychologue clinicienne, et doctorante chargée d’enseignements en psychologie sociale (UTRPP, Paris 13)

« Dans cette intervention-débat, il s’agira de réfléchir ensemble aux questions de care et du self-care dans les réseaux et collectifs de personnes et de travailleurs/ses racisé/e/s, à partir d’une restitution d’une expérience de recherche au Liban. Ma recherche de thèse concerne le travail, les subjectivités et les luttes de travailleuses domestiques non-arabes au Liban, dans le cadre d’une immigration (Sud-Sud) contractuelle et temporaire. Elle s’intéresse aussi aux pratiques institutionnelles et aux groupes dominants (employeurs libanais et expatriés au Liban), pour mettre en lumière les dispositifs et les stratégies de contrôle et de surexploitation de ces derniers. Les femmes migrantes sont en effet assujetties à des formes de travail domestique non libre et en proie à des violences diverses.

A partir d’une enquête participative empruntant à l’ethnographie féministe et la recherche-action, les « réseaux de survie » des femmes migrantes sont apparus comme la ressource principale de ces dernières. La « survie » (Audre Lorde, 1986) ne renvoie pas ici à la seule subsistance: elle désigne l’effort communautaire et collectif par lequel, dans des conditions invivables, des sujets s’allient pour se faire une vie au sens plein du terme, en l’occurrence en résistant au système d’enfermement et de mise au travail en vigueur, ce qui peut d’ailleurs mener à des formes de contestation ouverte. Nous envisagerons tour à tour la question du care dans la condition des travailleuses domestiques migrantes au Liban, puis dans ces réseaux (de l’entresoi) et enfin dans les alliances inégales entre militantes concernées et militant/e/s de divers bords. A partir de ce récit analytique de l’enquête, une problématisation des enjeux récurrents du self-care collectif et organisationnel sera dégagée et soumise à discussion, notamment avec une visée comparative entre contextes hétérogènes. »

Entrée libre


Mardi 21 février, 19 h

Rencontre avec Saida DOUKI DEDIEU autour de Daech, La Dernière Utopie Meurtrière de Saida Douki Dedieu et Hager Karray, L’Harmattan, 2016.

Daech la dernière...L’Etat dit Islamique a créé une situation inédite en s’implantant dans un territoire qu’il prétend étendre au moins jusqu’aux frontières de l’ancien empire ottoman dont il s’arroge l’héritage. Il est fort peu probable que cette ambition se réalise, compte tenu du rapport des forces en présence. Mais la victoire sur Daech devra être aussi idéologique. Comprendre l’attrait qu’exerce cette organisation, sur les jeunes notamment, c’est ce que les auteures tentent de faire dans cet essai, en invoquant deux parallèles : l’utopie et la toxicomanie, auxquelles les adolescents sont extrêmement vulnérables.

Consulat de TunisieRencontre animée par Madame Wafa DAHMAN de Radio Salam
organisée en partenariat avec Coup de Soleil en Rhône-Alpes, FORSEM &
le Consulat Général de Tunisie à Lyon

Entrée libre


 

Samedi 25 février, 15 h
Parcours d’un militant anticolonialiste et éditeur engagé
Rencontre avec Nils ANDERSSON autour de Mémoire éclatée, de la décolonisation au déclin de l’Occident (Préface de Gérard Chaliand), Lausanne, éditions D’en bas, 2016.

AnderssonLausanne, Paris, Alger, Pékin, Tirana, Upsala : l’internationalisme n’a pas été un vain mot pour Nils Andersson. Avec un fil rouge, la passion pour le livre, l’outil de l’émancipation des consciences et du combat pour l’indépendance du Tiers-monde. Un combat qu’il poursuit aujourd’hui au sein d’ATTAC, en tant que spécialiste des questions de justice internationale – et notamment des guerres soit disant « justes » – et de membre du réseau Sortir du Colonialisme.

Nils Andersson s’engage dans l’édition avec la réédition à Lausanne de La Question d’Henri Alleg, censuré en France, et dont il organise la diffusion clandestine, au soutien des réseaux de porteurs de valises et des déserteurs de l’armée française réfugiés en Suisse. S’ensuivent de nombreux livres contre la guerre d’Algérie, ceux du Front de Libération nationale algérien, et nombre d’autres pour la cause du Tiers-monde, de l’Algérie, à la Chine, en passant pour l’Albanie. Un Tiers-monde pour lequel il s’engage corps et âme. Un travail éditorial qui lie les avant-gardes politiques et les avant-gardes littéraires, et lui vaut d’être expulsé de Suisse en 1967, après avoir été arrêté à Lyon et expulsé de France en 1961. Une vie d’exil s’ouvre, en Albanie et en Suède, une vie de combat se poursuit.

Récit passionnant de la décolonisation – on y retrouve les grandes figures de la révolution algérienne, et de la cause anti-impérialiste, à la fois politiques (Jacques Vergès), intellectuelles (Sartre, Vidal-Naquet) et littéraires (Ismaïl Kadaré) –, son livre porte aussi une réflexion personnelle sur le sens des engagements du passé, et sur la place de l’Europe et des métropoles impérialistes aujourd’hui déchues, à l’heure de la mondialisation, alors que le néo-colonialisme pousse plus que jamais ses feux sur la planète, et que l’anticolonialisme n’a rien perdu de sa raison d’être.

Rencontre animée par Julien HAGE,
organisée en partenariat avec les éditions dEn bas,
avec le soutien de la Maison des passages.

Entrée libre


 

bron standsLes 10, 11 & 12 mars, nous aurons le plaisir de prendre part à la FÊTE DU LIVRE DE BRON : trois jours de débats, dialogues d’auteurs, lectures… avec les grands noms et les découvertes de la littérature d’aujourd’hui.

 


Samedi 18 mars, 15 h
CLR JamesFanonPour une contre-généalogie de la race (à partir de Frantz Fanon et C.L.R. James). Rencontre avec Matthieu RENAULT organisée par le Centre d’études postcoloniales de Lyon
Entrée libre

 

 


Entre le 21 et le 23 mars [Date à confirmer]

Rencontre avec Renaud ROCHEBRUNE, co-auteur, avec Benjamin STORA, de La guerre d’Algérie vue par les Algériens. Tome 1 : Des origines à la bataille d’Alger & Tome 2 De la bataille d’Alger à l’Indépendance, éditions Denoël et Folio histoire.

Rencontre organisée par Coup de soleil en Rhône-Alpes


 

Samedi 25 mars, 15 h

Henry D. Thoreau : aux origines de la décroissance ?

Rencontre avec Michel GRANGER à l’occasion de la parution des Pensées Sauvages de Henry D. THOREAU (sélection de Michel Granger, traduction de Brice Matthieussent), Le mot et le reste, janvier 2017,
&
Pierre THIESSET, à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Aux Origines De La Décroissance ; Cinquante Penseurs, L’échappée, mars 2017.

Pensées sauvagesLe parti pris de cette sélection établie par Michel Granger a été de privilégier l’originalité et la radicalité de ce philosophe transcendantaliste : une critique impitoyable de la société du milieu du XIXe siècle américain, alliée à des propositions pour un autre mode de vie plus respectueux de la nature et de la vie de l’esprit. Thoreau n’est pas un penseur tiède, conformiste ; son point de vue inédit peut servir à analyser les travers de notre époque : il exprime une pensée qui se veut « débridée » – à ne pas confondre avec la décomplexion néolibérale actuelle – et il s’efforce de provoquer la réflexion, d’ébranler les certitudes, de rompre avec la tradition, d’éveiller les consciences. Une anthologie de passages essentiels pour comprendre la pensée forte de Thoreau.

Aux-origines-de-la-decroissanceLa civilisation industrielle ne s’est pas imposée sans résistances. De grands esprits critiques se sont toujours levés contre la liquidation des artisans et des paysans, contre la destruction de l’environnement et le bouleversement des modes de vie, contre l’emprise du marché et des machines sur les individus. La contestation de l’idéologie du Progrès que porte aujourd’hui le courant de la décroissance se situe dans cette longue filiation. Parmi ces illustres devanciers, les cinquante penseurs présentés ici – dont les oeuvres très diverses se déploient sur les deux derniers siècles – ont de quoi alimenter les réflexions actuelles de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société centrée sur l’humain, et non plus soumise à la mégamachine. Leurs pensées, profondes, intemporelles et clairvoyantes, exposées dans ce livre de manière claire et didactique, remettent radicalement en cause le culte de la croissance, l’esprit de calcul, la foi dans les technologies, l’aliénation par la marchandise… Elles en appellent à une sagesse immémoriale : il n’y a de richesse que la vie.

Entrée libre


 

Les socialistes francaisMercredi 29 mars, de 20 h à 22 h
Rencontre avec Thibaut RIOUFREYT

à l’occasion de la parution de Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la française (1997-2015), Grenoble, Presses universitaires de Grenoble (PUG), coll. « Libre cours politique », 2016.
Rencontre animée par Philippe CORCUFF.

Entrée libre

 


Samedi 20 mai, 15 h

Rencontre avec Sabine MASSON autour de Pour une critique féministe décoloniale. Réflexions à partir de mon engagement avec des luttes indigènes au Mexique et au Honduras, Antipodes, 2016.

Pour une critique féministeÀ partir des recherches et de l’engagement militant de l’auteure avec des mouvements indigènes au Mexique et au Honduras, ce livre développe une critique féministe des relations coloniales de pouvoir.

Il s’intéresse aux politiques néolibérales de développement dit durable ou ethnique, traversées par le genre, le racisme et la colonialité. Ces politiques, contre lesquelles des organisations et des communautés se mobilisent, menacent les terres et les cultures de populations indigènes.

Sur la base de ce terrain de luttes, mais aussi de contributions féministes antiracistes et postcoloniales – les apports en particulier de féminismes noirs, indigènes, chicanos ou subalternes – cet ouvrage s’inscrit dans les débats contemporains sur la question des héritages coloniaux, qu’il évoque aussi en rapport au contexte européen de racisme et de sexisme, d’islamophobie et de répression des migrant·e·s.

Enfin, l’auteure engage une réflexion sur la transformation décoloniale des pratiques, des connaissances et des recherches féministes. Se fondant entre autres sur son expérience de recherche-action au Mexique, elle revient sur les enjeux de la décolonisation de l’anthropologie féministe, et plus largement sur la concrétisation d’une perspective plurielle et décentralisée des luttes des femmes.

Militante féministe, juriste et docteure en sociologie, Sabine Masson s’est engagée auprès d’organisations indigènes notamment au Mexique et au Honduras, où elle a mené ses travaux de recherche et oeuvré dans le domaine de l’éducation populaire.

En partenariat avec le Centre d’études postcoloniales de Lyon

Entrée libre


 

[A venir en 2017]
Rencontre avec TIAN et Marie DESPLECHIN, pour leur livre Sothik, École des loisirs, sept. 2016

sothikSothik est né en 1967 dans un Cambodge en pleine tourmente. Il a trois ans quand la guerre civile fait rage, huit ans quand les Khmers rouges prennent le pouvoir. Du jour au lendemain, tout change. L’argent est aboli, les livres sont détruits, la religion interdite, la propriété privée n’existe plus. Sothik et sa famille doivent quitter leur maison en laissant tout derrière eux et prouver sans cesse leur obéissance au nouveau régime. Mais cela ne suffit pas ! Les Khmers rouges décident brutalement d’enlever les enfants à leurs parents afin de mieux les éduquer. Sothik rejoint un groupe d’enfants de son âge. La famille n’existe plus, la terreur et la famine s’installent…


[A VENIR]
Rencontre avec les auteurs de la nouvelle édition de l’Atlas du Liban, publiée par l’IFPO.


 

 

 

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